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Aïn El-Hammam

La maison de jeunes toujours sans directeur

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Depuis que l’ancien directeur a été muté à une autre structure de la jeunesse il y a plus de deux ans, la maison de jeunes d’Aïn El Hammam s’est retrouvée sans responsable. Même si la majeure partie de cette structure appartenant à la direction de la jeunesse et des sports de Tizi-Ouzou fait office d’école, des jeunes continuent d’activer dans l’unique local et le bloc administratif qui restent.

Les ateliers de musique, de sculpture et autres se démènent sans directeur. Une situation inacceptable, jugent les habitués de l’établissement, lorsqu’on sait que des visiteurs qui s’y présentent n’y trouvent aucun interlocuteur désigné pour les accueillir. On se demande, par ailleurs, si la maison de jeunes est condamnée à vivoter avec une ou deux activités, sans programme annuel d’activités élargi devant attirer les jeunes de la région qui n’ont aucun autre lieu de loisirs.

Les portes ouvertes aux artistes de la région par l’ancien directeur se sont finalement refermées, laissant en rade toute une population qui ne cherche qu’à activer dans un cadre organisé. Il est clair qu’il est difficile de parler d’une maison de jeunes, lorsqu’on sait que ceux qui doivent y activer, les jeunes en l’occurrence, ne disposent que d’une salle convenable pour toutes leurs activités.

En effet, la majeure partie de cette structure est versée «provisoirement» au secteur éducatif pour loger l’école primaire démolie, quelques centaines de mètres plus loin. On se rappelle qu’il y a près de dix ans, l’APC d’alors avait procédé à la destruction des salles de classe, situées dans une zone où le terrain est constamment en mouvement au centre-ville. Les locaux en question seraient, avait-on dit à l’époque, «menacés d’effondrement et mettent en danger les élèves et leurs maîtres».

Cependant, aucune solution de substitution n’avait été prévue. On s’est contentés de délocaliser l’école dans une structure qui ne répond nullement aux conditions nécessaires au bon fonctionnement d’un établissement scolaire. Les parents ne cessent de dénoncer cet état de fait, surtout que l’ex FAJ est lui également touché par le glissement de terrain. La population attend la nomination d’un responsable qui devrait donner un coup de fouet à l’établissement et se présenter comme l’interlocuteur des visiteurs en relation avec la maison de jeunes.

A.O.T.