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DRAÂ EL-MIZAN - Usure, affaissements de terrain non pris en charge…

La RN25 en dégradation avancée

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La RN25, un important axe routier reliant Draâ El-Mizan à la ville de Tizi-Ouzou, est en dégradation avancée. En plus des nids-de-poule qui la parsèment, dans certains endroits, il est pratiquement impossible de rouler à une vitesse normale, en raison des multiples bosses causée par le passage des véhicules de gros tonnage qui l’empruntant au quotidien à leur retour des cimenteries de Sour El-Ghozlane (Bouira), des briqueteries d’Aomar ou encore des carrières d’agrégats d’El-Hachimia (Bouira). Même la route du centre-ville n’est pas épargnée par la dégradation. «On ne sait pas comment contourner ce centre-ville.

On dirait qu’on est sur une route de montagne entièrement cabossée», s’indigne un automobiliste. Dès qu’il quitte le centre-ville, d’autres désagréments sont causés à l’automobiliste. Sur plus de dix-sept kilomètres, en sus des tas de boue charriée par les pluies du week-end dernier, pratiquement tous les virages sont dangereux. À hauteur de la stèle «Ali Bennour – Oukil Ramdane», à l’entrée du village Maâmar, de la boue a rétréci la chaussée au point que deux véhicules ne peuvent se croiser, alors les fossés ont rejeté sur la chaussée tous les détritus qui les remplissaient.

Certes, les cantonniers de la subdivision des travaux publics ont commencé, dès la matinée de dimanche dernier, à nettoyer et à débarrasser les accotements de toutes les immondices qui les ont envahis durant la nuit de vendredi à samedi derniers. Mais toujours est-il qu’il faudra plusieurs jours de travail pour clôturer cette opération, car l’effectif de ce service est insuffisant pour venir à bout de toute l’insalubrité qui règne sur les routes. Les usagers de la RN25 craignent le pire à l’approche de la saison hivernale, car, faudra-t-il le rappeler, pas moins de trois affaissements sont signalés sur cet axe routier, dont deux importants.

Le premier est localisé à la sortie de Maâmar avant d’arriver au lieu-dit Tamda Ali et le deuxième à la sortie du chef-lieu communal d’Aït Yahia Moussa. Ces deux éboulements, survenus janvier dernier lors de fortes pluies, sont signalés par des plaques «Chaussée rétrécie», sans aucune prise en charge. C’est pourquoi le risque de les voir s’aggraver et s’élargir plane sur les conducteurs et les riverains. Les usagers de la RN25, notamment les habitants d’Aït Yahia Moussa et de Maâmar, appréhendent ce danger qui induira systématiquement à la fermeture de ce tronçon de route.

Amar Ouramdane