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Tachtiouine

La salle de soins rouverte

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Après avoir été fermée durant deux ans, la salle de soins de Tachtiouine a été rouverte au grand soulagement des habitants de cet important village et des hameaux environnants.

En effet, la décision de la fermer a été prise conjointement par la Direction de la Santé et de la Population de wilaya et l’APC parce que les villageois ont exigé sa rénovation. « Vraiment, elle était dans un état lamentable. En plus des infiltrations d’eau, elle nécessitait de nombreuses réparations », nous dit un membre du comité de village. Et en février 2017, ajoute notre interlocuteur, les habitants ont décidé de la fermer.

Après quelques mois, une enveloppe financière a été finalement débloquée et une entreprise a été retenue. « Aujourd’hui, elle ressemble à une salle de soins avec sa nouvelle peinture et son étanchéité refaite de fond en comble. Au moins, les malades de notre village et des environs sont pris en charge sachant que le médecin de la périphérie y passe et consulte les patients. Elle est très importante parce qu’elle assure les vaccins. Les mamans ont souffert durant des mois en se déplaçant à la polyclinique du chef-lieu où il y avait beaucoup de pression », enchaîne le même interlocuteur.

Au début du mois de juillet, la directrice de l’EPSP de Boghni accompagnée du chef de service de la polyclinique du chef-lieu communal et des autorités locales ont remis en service cette unité de soins. « L’infirmière est sur place. La salle est ouverte toute la journée. Actuellement, on est en train de l’équiper petit à petit. C’est avec une grande joie que sa réouverture a été accueillie par les habitants », nous confie le chef de service de la polyclinique. Il faut dire que les unités de soins des villages qui dépendaient de la municipalité sont livrées à leur sort d’autant plus que leur implantation dans les grands villages tels Iâllalen ou Tafoughalt remonte au début des années 80.

Dans cet ordre d’idées, il nous a été donné de remarquer que la salle de soins de Tafoughalt, dont la population s’élève à plus de cinq mille habitants, a perdu des couleurs. « Fort heureusement, nous avons un infirmier du village disponible 24 heures sur 24 heures sinon pour la structure, elle est vétuste et doit être réhabilitée », nous apprend un patient qui attendait son tour pour prendre sa tension artérielle.

À Draâ El-Mizan, l’unité de Henia est aussi prise en charge. Il est urgent de lancer d’autres structures similaires même en ville où la polyclinique centrale ne peut plus répondre à la forte demande d’autant plus qu’elle est prise d’assaut non seulement par les habitants de la ville de Draâ El-Mizan qui a pris un essor considérable ces derniers temps mais aussi par des patients arrivant des communes limitrophes. « Il faudrait au moins trois autres unités de soins quand on sait que la population de la ville s’élève à plus de 20 000 habitants », estime une source locale qui propose un tel service au quartier l’Abattoir, au lotissement Mohamed Belaouche et à la Nouvelle-ville.
Amar Ouramdane