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Ouaguenoun

La zone humide s’assèche !

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Agoulmim est une zone humide située à la frontière des communes de Boudjima et Ouaguenoun. Un lac entouré d’une flore et d’une faune endémiques qui n’ont jamais été explorées par les scientifiques. Ce lac, bien qu’il se cache dans le feuillage d’une dense forêt, s’étend sur plusieurs centaines de mètres carrés avec plusieurs kilomètres de forêts aux alentours. Rempli d’eau durant toute l’année, il crée un microclimat fait de fraîcheur et d’humidité. C’est en fait ce qui est appelé communément une zone humide.

A souligner qu’à travers le monde, ces étendues de marais, de fagnes, de tourbières, d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, occupent entre 748 et 778 millions d’hectares. Malheureusement, ces dernières cinquante années, 50% de ces espaces ont disparu à cause de l’activité humaine, dont le drainage, la pollution, l’irrigation, les guerres et le changement climatique. C’est pourquoi, depuis 1997, la convention de Ramsar a été signée -un traité intergouvernemental- pour servir de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale dans le but de la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.

Et chaque 2 février, le monde célèbre la Journée mondiale des zones humides, afin de rappeler à l’humanité, l’utilité de ces espaces normalement protégés mais dont plusieurs pays n’en font pas un souci. C’est le même constat tiré du laisser-aller qui frappe le mini-espace situé entre les communes de Boudjima et Ouaguenoun. Les responsables de ces municipalités ne semblent point alarmés par les agressions multiples subies par cette petite zone humide, a-t-on fait savoir. L’activité humaine et le réchauffement climatique vont bientôt finir par faire disparaître ce lieu devant être protégé mais qui est livré à l’abandon à cause de l’ignorance.

Pourtant, ces responsables pourraient en faire une source d’argent inestimable. En effet, la création de forêts récréatives aux alentours peut aisément faire naître une activité touristique lucrative, en veillant bien sûr à la stricte protection des lieux. Ces lieux de villégiature et de découverte pourraient alors attirer les visiteurs, d’où l’ouverture de restaurants, de cafétérias et la création d’espaces pour les balades et les randonnées au tour du lac, a-t-on préconisé.

Akli N.