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AÏN EL-HAMMAM - Aides du Ramadhan

L’APC en pleins préparatifs

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Même si le mois de carême ne frappe pas encore à nos portes, les préparatifs au niveau de l’APC d’Aïn El-Hammam vont bon train. L’opération se déroule depuis quelques jours au niveau des vingt deux agglomérations que compte la commune. Des affiches fixant les conditions d’éligibilité ont été placardées dans les villages, pour informer les habitants des nouveautés en la matière, pour l’année 2019.

Ainsi, le couffin, habituellement composé de denrées alimentaires telles les pâtes, l’huile, le sucre, la semoule et autres, sera remplacé par une aide financière de six mille dinars qui sera versée directement aux familles nécessiteuses. Pour cette opération, les comités de village sont associés à cette opération par l’APC, en vue de recenser les nécessiteux de leurs agglomérations.

Pour le moment, ils confectionnent les dossiers suivant les listes des bénéficiaires de l’aide de l’État durant les années précédentes. Avec les nouvelles exigences de l’administration, il est difficile de produire un dossier complet comprenant une demande manuscrite avec numéro de téléphone, copie de la carte d’identité, une fiche familiale, une photo, un certificat de résidence, le numéro de compte CCP ou chèque barré, et la liste est longue.

Face à l’affiche, un jeune s’exclama : «Même pour une demande d’emploi on ne demande pas tant de papiers !» Le pécule de 6 000 dinars qui sera distribué aux démunis est considéré comme une somme dérisoire. «Que peut-on faire avec ce pécule qui ne permet de faire des emplettes qu’une seule fois, dans une superette où le sac de semoule dépasse les mille deux cent dinars, le bidon d’huile de cinq litres de qualité moyenne à près de six cents dinars et autres sucre, café…», commente un père de famille en chômage qui ajoute : «Je ne peux refuser toute aide si minime soit-elle.

Mais l’avantage avec l’argent c’est que je peux acheter les denrées qui me manquent alors qu’auparavant on nous imposait n’importe quoi, au gré du fournisseur». Rappelons que des pères de familles touchant un salaire de 50 000 dinars se plaignent de ne pas joindre les deux bouts. Selon l’ONS, pour l’alimentation seulement, une famille de quatre personnes dépense entre 40 000 et 45 000 dinars.

C’est dire que les 6 000 dinars qui seront octroyés aux nécessiteux ne peuvent tenir que quatre à cinq jours Il faut reconnaître que les postulants bénéficieront de l’anonymat et éviteront les chaînes dégradantes qui entachent quelque peu leur dignité.
A. O. T