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M’KIRA - L’enseignant-journaliste a disparu il y a tout juste un an

Le CEM Frères Boufateh se souvient d’Ahmed Ibari

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Il y a une année, jour pour jour, le journaliste, réalisateur, producteur
et enseignant Ahmed Ibari a disparu des suites d’une longue maladie.

Les enseignants et tout le personnel de l’établissement où il enseignait, à savoir le CEM Frères Boufateh de Tighilt Bougueni, au chef-lieu communal, se souviennent encore de lui.

«C’est une grande perte non seulement pour sa famille mais aussi pour nous. Il était aimable et fut à l’origine de toutes les activités culturelles organisées dans notre établissement. C’était le précurseur du théâtre à l’école. Aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort, nous nous inclinons devant sa mémoire et nous implorons Dieu de l’accueillir dans son Vaste Paradis», dira un professeur de langue française, la gorge nouée.

Comme cet enseignant, ses autres collègues gardent de lui de très bons souvenirs. «Dès qu’il pénétrait dans la salle des professeurs, il y avait beaucoup d’humour dans ses paroles. Il nous donnait du courage même lorsque nous étions sous pression à l’approche des examens. Il nous recommandait d’être ferme et de faire preuve de responsabilité dans toute situation», ajoutera une jeune enseignante encore éprouvée par la disparition de M. Ibari.

«A chaque fois que notre établissement organisait un événement, il était sur tous les fronts. Non seulement, il participait activement aux activités mais il filmait aussi nos cérémonies. C’était un professionnel de la photo. D’ailleurs, il a pris la voie de la production et du cinéma. Ses sitcoms passaient à la télévision et il avait énormément de projets», soulignera un agent administratif de l’établissement.

Cependant, la personne la plus éprouvée par cette disparition est son complice M. Said Mouas, avec lequel il a fait un long chemin dans la troupe « Imdoukal». Et M. Mouas de continuer : «Il nous a quittés alors que nous avions répertorié tous les endroits où nous allions tourner un long métrage «Zwadj zdat tabburt». Quand j’ai appris sa mort, j’étais abattu. C’était plus qu’un ami. C’était pour moi un frère. C’était le deuxième jour de la fête de l’Aïd El Fitr. Nous passions ensemble des journées entières pour écrire les scénarios et choisir les comédiens. Son image ne me quitte pas même si cela fait déjà une année.»

De nombreuses personnes ont fait des témoignages poignants à telle enseigne que certains d’entre eux n’ont pas retenu leurs larmes. Dans son village, dans les milieux sportif, culturel et de solidarité avec les démunis, son image plane à chaque occasion. «C’était aussi le père des orphelins et des pauvres. Nous n’oublierons jamais ses actions de solidarité. Son absence se fait remarquer», conclura un autre intervenant. Le regretté Ahmed Ibari est décédé à l’âge de 55 ans. Il souhaitait partir en retraite parce qu’il avait 32 ans de service à son actif. Dommage que la loi sur le régime de retraite a changé.
Amar Ouramdane