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Aïn El-Hammam

Le lycée Ben Boulaïd sans personnel administratif

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Le lycée Ben Boulaïd d’Aïn El-Hammam connaît, en ce début d’année scolaire, une situation inédite. Une dizaine de jours après la rentrée des classes, l’établissement demeure toujours sans une majorité de responsables administratifs. Seul un censeur qui serait, de surcroît, intérimaire, préside aux destinées de cet établissement. Les conséquences que pourrait avoir cette situation sont dénoncées par les parents d’élèves, qui ne cessent de se plaindre de ne pouvoir accéder à certains services. L’absence d’un proviseur pour un établissement de ce type, qui reçoit plusieurs centaines d’élèves, risque, selon eux, d’impacter la scolarité des lycéens.

Cette défaillance n’est malheureusement pas la seule que les parents ont contestée en ce début d’année, puisque d’autres postes sont inoccupés, à l’instar de celui du surveillant général qui demeure vacant depuis deux ans. Du coup, les adjoints de l’éducation se retrouvent contraints d’effectuer, en plus de leur travail, des tâches dévolues habituellement à leur chef, telles que la réception des élèves à la surveillance générale, les mouvements lors des entrées et sorties, la délivrance des billets d’entrée et autres.

A ces absences s’ajoute celle d’un économe, la principale concernée étant en congé de maternité. Pour les parents, «l’administration se doit de prendre les mesures nécessaires afin que certaines tâches ne demeurent pas en suspens». Ce qui est le cas de la prime de scolarité que la seule gestionnaire est habilitée à retirer au niveau du trésor afin de la distribuer aux parents d’élèves. Ainsi, les démunis habitués à recevoir cette bourse attendent toujours leur dû. On nous apprend que de nombreux élèves des classes terminales refusent d’acheter des fournitures scolaires tant qu’ils n’auront pas perçu cette aide. Toutes ces défaillances ne manquent pas de se répercuter sur le bon fonctionnement du lycée, malgré toute la volonté du personnel.

Il faut noter aussi que les anciens élèves ne peuvent pas prétendre actuellement, à un certificat de scolarité ou à un relevé de notes, faute d’un responsable habilité à les signer. Certains risquent de rater des concours et d’autres des postes d’emploi. Les parents, tout comme leurs enfants, craignent que cette situation n’ait, également, des répercussions sur les résultats de fin d’année.

A. O. T.