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Tizi-Gheniff

Le prix du poulet en baisse

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Les vendeurs de volailles installés dans des échoppes de fortune sur la RN68 ont rouvert leurs portes. En effet, ce volatile est désormais disponible et à un prix raisonnable, après sa raréfaction durant la période allant de la fin du mois d’août jusqu’au début du mois de décembre. «C’est l’offre qui décide des prix. Juste à la fin de l’été, les élevages n’étaient pas encore prêts.

C’est pourquoi son prix avait atteint des cimes brûlantes. D’ailleurs, à cause de la flambée du prix, j’ai carrément fermé mon échoppe», répondra l’un des revendeurs rencontré à quelques centaines de mètres de la station-service du lieu-dit Tiqantarth n’Chachith. Notre interlocuteur n’évoquera pas seulement le manque mais aussi les problèmes que rencontrent les éleveurs. «Les élevages reviennent cher. Les aviculteurs se plaignent aussi bien du prix du petit poussin que de celui de l’aliment et bien sûr des autres charges, tels l’électricité et l’entretien des poulaillers», expliquera-t-il.

En ce qui concerne la baisse du prix, de 320 dinars le kilo du poulet vif à 220 dinars, il dira que la période hivernale pousse les aviculteurs à écouler leur production à cause du froid. «Nous avons subi des pertes en été à cause de la chaleur. L’hiver est, certes, redouté mais il est plus approprié pour l’élevage, surtout si on a des moyens pour chauffer les bâtiments. Pour le moment, il ne fait pas encore très froid. Donc, nous avons de la chance. On craint surtout l’arrivée de la neige», dira cet aviculteur de Tizi-Gheniff qui livre ses poulets à ces revendeurs.

Celui-ci rassurera que ses poussins sont suivis par un vétérinaire dès leur arrivée dans son poulailler. Il nous a été donné de constater que de nombreux automobilistes s’arrêtaient devant ces échoppes pour s’approvisionner en viande blanche. «La viande rouge est inabordable. Au moins, on peut consommer de la viande blanche à un prix raisonnable. Un poulet de trois kilos vous reviendra à environ 700 dinars. Or, un kilo de viande rouge est à 1 500 dinars.

C’est une très grande différence, n’est-ce pas ?», s’interrogera un automobiliste. D’autres interlocuteurs souhaitent que ce prix ne flambe pas d’ici Yennayer, premier jour de l’an amazigh. «Si son prix est maintenu, il sera donné à tout le monde d’avoir son poulet le douze janvier prochain à l’occasion de notre nouvelle année berbère», ajoutera la même personne. À noter que l’une des raisons qui pourrait changer ce prix est la fermeture des marchés à bestiaux à cause des maladies qui touchent aussi bien les bovins que les ovins.

Amar Ouramdane