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DRAÂ EL-MIZAN - Désengorgement de la ville

Le projet d’évitement toujours bloqué

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Traverser la ville de Draâ El-Mizan est devenu un calvaire pour tous les automobilistes, notamment ceux conduisant des véhicules de gros tonnage. En effet, la route principale qui traverse la ville et qui sert de transit aux camionneurs transportant des matériaux de construction à partir des briqueteries d’Aomar (Bouira) et des cimenteries de Sour El Ghozlane (Bouira) est carrément détériorée et elle est devenue impraticable sur plus d’un kilomètre et demi.

D’ailleurs, les conducteurs de véhicules légers trouvent d’énormes difficultés à éviter les nids-de-poule, les crevasses et les bosses qui se sont formés depuis des mois. « Vraiment, c’est un casse-tête d’emprunter cette route principale pour rejoindre mon travail à l’extrême ouest de la ville. Chaque matin, je fais près de quarante-cinq minutes pour y arriver. Non seulement, cette route est trop fréquentée mais elle est aussi entièrement délabrée.

Nous ne savons pas si les responsables s’activent à résoudre ce problème qui se pose depuis des années ou non », fera remarquer un fonctionnaire à bout des nerfs. Effectivement, d’énormes embouteillages y sont visibles notamment à aussi des camions de gros tonnage qui freinent la circulation. Pourtant, un projet d’évitement a été lancé depuis près de huit ans. Cependant, les travaux sont à l’arrêt à cause du bidonville qui surplombe l’hôpital. « Impossible de continuer les travaux si le bidonville n’est pas éradiqué », nous apprendra une source proche de l’APC.

La condition sine qua non est que les logements où seront relogés les habitants du bidonville soient achevés. Ce n’est pas encore le cas en dépit de toutes les démarches faites aussi bien par les bénéficiaires que par les autorités locales. « En principe, le problème est réglé. Cependant, nous ne voyons rien venir », dira justement à ce propos un bénéficiaire.

Par ailleurs, il est à noter que même le tronçon de cet évitement déjà réalisé allant du CW4 vers Frikat au barrage fixe de gendarmerie, sis sur la RN30 vers Boghni sur une distance d’environ deux kilomètres, est devenu lui aussi impraticable dans certains endroits à l’exemple du grand affaissement survenu en février 2016 qui l’a carrément coupé en deux et les glissements de terrain signalés sur la partie située au lotissement Ihardyouène. Avec l’arrivée de la saison estivale, les automobilistes devront tenir leur mal en patience pour traverser la ville.

« C’est en été que nous souffrons le plus parce que la circulation est intense avec l’arrivée des vacanciers et aussi des cortèges nuptiaux », soulignera un autre riverain. En tout cas, même si on parle parfois de la réalisation de la pénétrante vers l’autoroute Est-Ouest qui désengorgerait la ville, cela n’est pas pour demain quand on sait que ce projet fait face à d’innombrables entraves et qu’il n’a pas encore atteint les 50% d’avancement en dépit des déclarations faites ici et là qu’il serait livré en mars 2020. Les responsables du projet de l’évitement sont quotidiennement interpellés. À quand alors la livraison de ce tronçon de quelques kilomètres seulement ?

Amar Ouramdane