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Tizi-Gheniff

L’école Varar cédée au CRA

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Après avoir été fermée depuis plusieurs années, l’école Varar a été finalement cédée au comité local du Croissant rouge algérien. En effet, cet établissement désaffecté pour manque d’élèves est prévu, donc, pour servir de centre psychopédagogique pour enfants inadaptés mentaux. «Nous avons eu sa concession par l’APC par voie de délibération.

D’ailleurs, nous avons commencé quelques petits travaux de réaménagement. Nous comptons beaucoup sur l’aide d’âmes charitables, de bonnes volontés et aussi de l’Association des citoyens de Tizi-Gheniff (ACTG) de France», nous confiera Yahia Nouredine, en sa qualité de président du comité local du CRA.

En effet, selon le mouvement associatif, des dizaines d’élèves souffrant de troubles mentaux et autres n’ont aucune structure de ce genre pour les prendre en charge. À rappeler qu’en 2014, l’association Tala Moussa, présidée par Boussad Bouzidi, allait prendre en main cette école pour accueillir des enfants inadaptés mentaux. Seulement, ce projet était tombé à l’eau pour des raisons inconnues.

L’école Djemaâ Kela de Frikat, mise à la disposition de la dite association, a été aussi fermée à cause de nombreux problèmes rencontrés par le président de Tala Moussa. Donc, aujourd’hui, les membres du CRA local souhaitent que tous les efforts soient conjugués entre toutes les parties concernées afin que l’école Varar rayonne et devienne un lieu de chute pour tous ces enfants, dont les autistes. «En tout cas, c’est un projet qui nous tient vraiment à cœur.

D’ailleurs, nous avons beaucoup de promesses d’aide et nous estimons que nous sommes tous concernés parce que cette frange de la société est vraiment délaissée quand on sait que ces enfants ne sont pas acceptés dans les écoles primaires publiques. Même si on entend l’ouverture de quelques classes par ci par là de certaines sections pour quelques enfants, cela reste insuffisant.

Nous espérons que notre but sera atteint dans les plus brefs délais et qu’au plus tard, à la prochaine rentrée scolaire, ces enfants seront scolarisés dans notre futur centre», ajoutera le président du CRA local. À souligner que les comités de villages sont invités à recenser tous les enfants souffrant de ces troubles afin d’avoir une idée sur le nombre de classes à ouvrir.

Les membres du Croissant rouge local souhaitent aussi que la Direction de l’action social (DAS) participe au lancement de ce centre en affectant un personnel spécialisé dans cet enseignement, dans le cadre du dispositif d’insertion des jeunes diplômés notamment les psychologues, les orthophonistes et autres. L’idée est lancée. Tout le monde attend sa concrétisation pour que ces enfants aient droit à l’éducation et à l’instruction comme les autres.

Amar Ouramdane