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Aïn El-Hammam

Les antennes administratives, des projets mort-nés ?

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Le projet des deux antennes administratives prévues au niveau de la commune d’Aïn El Hammam tarde à voir le jour bien qu’elles soient réclamées par les habitants des villages éloignés de la ville.

Consciente de leur utilité, l’APC les a à maintes reprises évoquées, allant jusqu’à inclure dans son organigramme deux délégués qui devaient en être chargés une fois construites. Cependant, sur le terrain, les citoyens ne voient encore rien venir.

Les différents présidents d’APC qui se sont succédé à la tête de la mairie d’Aïn El Hammam ont pu, chacun à sa manière, réorganiser le service d’état civil sans pour autant prendre la décision de construire des annexes, lesquelles, tout en soulageant la population, réduiraient la pression exercée sur la mairie.

Les personnes âgées et les malades sont souvent contraints d’effectuer des déplacements de plusieurs kilomètres pour certains services, faute d’annexe près de chez eux. Les fonctionnaires, qui ne peuvent retirer leurs documents sans rater une journée de travail, pourraient se les faire délivrer sur le lieu de leur résidence.

Le projet, qui demande des locaux, du personnel et du matériel, semble, pour certains, difficile à concrétiser. Mais avec un peu de volonté, les responsables, en collaboration avec les Comités de village, n’auraient pas de difficultés à réaliser ce projet de décentralisation et mettre en pratique le slogan maintes fois répété «Le rapprochement de l’administration du citoyen».

En plus de se rapprocher des administrés, le maire aura l’opportunité de désengorger ses bureaux et les consacrer à des tâches de développement plus importantes que de régler le sempiternel problème des longues files d’attente pour la délivrance des extraits de naissance. Notons que le siège de la mairie d’Aïn El Hammam a été construit dans les années 1970 pour faire face à la demande d’une faible population.

En 2019, il y a plus 22 000 habitants, auxquels viennent s’ajouter ceux des communes limitrophes détachées de la commune mère de l’ex-Michelet, lors du découpage administratif de 1985. En effet, les citoyens nés à Aïn El Hammam, avant les différents découpages administratifs, ne peuvent se faire délivrer certaines pièces qu’au niveau de Michelet, malgré l’informatisation de l’état civil.

D’ailleurs, un guichet spécial «hors wilaya» a été ouvert pour ceux qui résident en dehors de Tizi-Ouzou. Et les services ne désemplissent pas, particulièrement à l’approche de la rentrée scolaire.
A. O. T.