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Aïn El-Hammam

Les citoyens se réapproprient la rue

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Contrairement aux décisions des autorités locales, portant sécurité des biens et des personnes, qui ont fermé partiellement la grande rue de la ville d’Aïn El Hammam, des automobiles et des piétons y circulent à nouveau. D’ailleurs, le grillage qui en interdisait l’accès «par mesures de sécurité» a été saccagé par des inconnus qui ont ouvert le passage depuis quelques jours. Ainsi, les piquets et le grillage ont été arrachés et jetés en contrebas sur le chemin menant au marché. La circulation automobile, comme on peut le remarquer, est redevenue normale, en dépit des fûts pleins de terre placés au milieu de la chaussée rappelant le danger auquel s’expose toute personne ne respectant pas les mesures de sécurité dictées par les autorités concernées.

Cette fermeture partielle de la voie menant à la place du centre-ville devait permettre l’intervention des engins des travaux publics chargés de la démolition des bâtiments. L’opération «imminente», disait-on il y a une vingtaine de jours, tarde à se concrétiser, laissant le danger planer sur la population. D’ailleurs, les marchands ambulants reviennent peu à peu s’installer sur les lieux et y stationnent même leurs véhicules. En ce qui concerne l’aire du marché, futur réceptacle des gravats, également jugée dangereuse, elle est investie de plus en plus par des commerçants et des automobilistes qui y trouvent un grand espace de stationnement.

Malheureusement, la destruction programmée depuis des mois tarde à commencer. Les commerçants ayant abandonné malgré eux leurs locaux demeurent dans l’expectative. «S’ils n’ont pas l’intention de procéder à la démolition pourquoi nous a-t-on fait sortir, alors ?», pestent-ils. Pour le moment, nul ne peut apporter des informations sur les raisons de cette tergiversation. Au niveau local, on dit seulement que «c’est la wilaya qui est chargée de cette tâche».

A. O. T.