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POLYCLINIQUE DE TIZI-GHENIFF - Manque d’ambulance et de spécialistes

Les comités de villages interpellent le ministre

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La polyclinique de Tizi-Gheniff, mise en service en 2013, n’est pas encore dotée d’une ambulance neuve malgré la promesse des autorités aux représentants associatifs.

«Nous avons un engagement écrit des autorités de la wilaya que nous avons rencontrés le 24 mars 2013 en ce qui concerne la dotation de cette polyclinique d’une ambulance, mais jusqu’à ce jour on ne voit rien venir. Pourtant, nous avons saisi, par écrit, même le ministre de la Santé et de la population le mois de novembre dernier à ce sujet», affirme un signataire de la correspondance envoyée au premier responsable de la santé publique du pays.

À noter que l’ambulance de cette polyclinique est vétuste et tombe souvent en panne, sans oublier que les évacuations sont quotidiennes vers notamment l’hôpital Krim Belkacem de Draâ El-Mizan. Le même interlocuteur relèvera également le manque de médecins spécialistes dans cette structure. En outre, les signataires de la missive rappelleront au ministre qu’aucun radiographe spécialisé pour faire explorer l’échographe n’y est affecté.

«Il y a un échographe qui pourrait rendre d’énormes services aux parturientes, surtout quand il s’agit d’urgence. Malheureusement, il n’y a personne pour le faire fonctionner», regrettera un autre signataire de la doléance. Concernant cet appareil acquis à coups de millions de centimes, il n’est pas encore opérationnel. «Non seulement, l’échographe encore flambant neuf est toujours dans son carton, mais l’appareil radiographique analogique est dépassé.

Nous avions eu même une promesse qu’il serait remplacé par un appareil numérique plus performant, mais rien n’est encore fait pour concrétiser cette annonce», confiera un ex-responsable dans cette structure de santé. Par ailleurs, il faudra aussi signaler que le service d’analyses médicales est submergé parce que tous les patients, notamment ceux de M’Kira, y viennent pour des bilans sanguins demandés par leurs médecins surtout en ces moments de vaches maigres où ces bilans reviennent trop cher.

«Notre polyclinique ne porte que ce nom. C’est tout juste comme une salle de soins. Elle n’a ni un laboratoire d’analyses médicales ni une permanence de nuit», dira un habitant de M’Kira. Au sujet du laboratoire d’analyses médicales, la directrice de l’EPSP de Boghni, dont dépend cette polyclinique, a rassuré les responsables locaux qu’elle est prête à la doter de ce service dès qu’un espace sera dégagé. «Nous avons demandé le déplacement de l’UDS abritée par la polyclinique vers le lycée.

On attend toujours la décision de la direction de l’éducation. Ensuite, l’espace occupé par le service de la santé scolaire sera transformé en laboratoire d’analyses médicales», dira un adjoint au maire.

Amar Ouramdane