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Source de tapage nocturne

Les disc-jockeys redoudés dans les villages

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C’est l’été. Les villages et les quartiers commencent à s’animer par les fêtes de mariage et de circoncision. L’ambiance festive se généralise et s’étendra jusqu’à l’arrivée des premières pluies d’automne. Mais ces fêtes n’apportent pas que de la bonne l’ambiance.

En effet, beaucoup s’élèvent, ces dernières années, pour dénoncer vigoureusement le tapage nocturne causé par les disc-jockeys, qui émettent des centaines de décibels sur un périmètre de plusieurs kilomètres.

En effet, quelques jours seulement après le mois de Ramadhan, les fêtes ont commencé. Parallèlement à la joie qui règne au sein de la famille qui fête le mariage et ses centaines d’invités, les voisins vivent un véritable calvaire.

Aujourd’hui, une fête chez le voisin signifie une veillée nocturne obligatoire pour ceux qui ne sont pas invités. Le comble dans tout cela, c’est que les disc-jockeys émettent leurs décibels jusqu’aux villages limitrophes, situés à plusieurs kilomètres.

Ainsi, de plus en plus de malades, de vieilles personnes et d’enfants sont dérangés et agacés par ce qu’ils qualifient de tapage nocturne. Certains témoignent qu’ils ont même dû évacuer des personnes faibles vers l’hôpital, le lendemain d’une fête chez les voisins ou dans un village limitrophe.

Souffrant de nombreuses maladies, les vieux sont les premières victimes de cette mode. Empêchés de dormir durant toute la nuit, ils se retrouvent aux urgences, le lendemain. Les enfants, eux aussi, souffrent de cette pratique contraire aux règles élémentaires de bon voisinage et de civisme. C’est pourquoi, ces derniers temps, de plus en plus de personnes sensibilisent sur la nécessité de restreindre le son au périmètre de la fête, sans pour autant faire office de rabat-joie. Limiter la durée de la fête à minuit semble faire consensus, ces dernières années.

En effet, beaucoup de familles respectent cet horaire, au plus grand bonheur de leurs voisins. Il est vrai aussi que ces dernières années, beaucoup de familles recourent aux salles de fête pour éviter tout genre de désagrément.

Ces espaces payants, spécialement aménagés pour la circonstance, sont de plus en plus convoités. Ils s’imposent comme une solution définitive au problème des disc-jockeys. Beaucoup se souviennent alors, avec nostalgie, des fêtes de jadis, où étaient utilisés les tambourins et où les vieilles femmes chantaient «tivouhgarine», qui apportaient de la joie sans déranger les autres.
A. N.