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Draâ Ben Khedda - Soirées de Ramadhan

Les dominos comme unique loisir

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Une heure après la rupture du jeûne, la ville de Draâ Ben Khedda reprend vie et la circulation automobile commence à reprendre après des après-midi passées au ralenti. En ce mois de Ramadhan, les familles sortent pour digérer et pour faire du shopping dans les magasins, qui ouvrent jusqu’à des heures tardives de la nuit. L’affluence vers ces commerces est grande pour une raison très simple, qui se résume à la rareté des loisirs.

En effet, dans cette grande ville, les familles n’ont qu’un seul lieu pour passer d’agréables moments avec leurs enfants, en l’occurrence le Centre culturel. En effet, au niveau de sa terrasse, un manège et des jeux pour enfants ont été installés. Cette terrasse très conviviale est réservée aux familles qui s’y attablent dans la quiétude. Il faut dire que les organisateurs, généralement les tenanciers des commerces aménagés sur place, font un travail de qualité pour assurer la tranquillité aux nombreuses familles, qui y viennent chaque jour.

Quelques rares professionnels profitent, juste à côté, d’un petit terrain réservé au bowling. Mais l’écrasante majorité des hommes se retrouve, comme chaque année, autour d’une table pour des parties de dominos. Tous les cafés agrandissent leurs terrasses pour y aménager des tables garnies de cacahuètes et de verres de thé. Une ambiance de fête règne sur les lieux. Les parties peuvent durer des heures et attirent beaucoup de supporters.

Jusqu’à des heures tardives de la nuit, les adeptes de ce jeu, un loisir favori par nécessité, occupent les terrasses pour des parties de dominos enflammées. Pourtant, la ville de Draâ-Ben-Khedda possède une salle de cinéma pouvant accueillir une activité intense et très animée. Mais hormis les quelques rares spectacles de théâtre pour enfants organisés par la Direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, ce lieu ne connaît aucune animation en ces soirées de Ramadhan.

Cette année, aucun programme artistique ou culturel n’est prévu. Des jeunes artistes rencontrés sur place affirment, avec dépit, que cette ville, créée en 1888, ne mérite pas son sort. La morosité artistique et culturelle la caractérise bien que les volontés ne manquent pas. En plus de cette salle de cinéma, la ville regorge de ruelles pouvant accueillir des activités. Le boulevard appelé communément «Champs-Elysées», long de près de deux kilomètres avec des allées très spacieuses, est très prisé par les familles pour les balades de jour comme de nuit. Une animation sur place peut rendre ce lieu très attractif et surtout rentable pour la collectivité.

Akli N.