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AÏN EL-HAMMAM - Commerce informel

Les étalages débordent sur les chaussées !

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Malgré les nombreux désagréments qu’ils génèrent, les marchands informels ne se laissent pas intimider par une quelconque injonction de la part des pouvoirs publics.

Au contraire, ils sont de plus en plus nombreux à braver l’arrêté municipal «portant interdiction d’étalage des produits alimentaires ou autres, en tous genres, sur les trottoirs ou sur la voie publique».

Les quelques tables de marchands de cigarettes et de cacahuètes, tolérées à une certaine époque, ont vite laissé place à des étals de plusieurs mètres débordant sur la chaussée. Les places réservées au stationnement sont occupées des deux côtés de la chaussée, ne laissant qu’un petit espace aux automobiles de passage qui arrivent difficilement à circuler entre les cageots de fruits et légumes et autres quincailleries.

L’aire du marché, disponible deux fois par semaine, ne semble pas convenir aux marchands, qui préfèrent la voie publique où ils s’installent tous les jours de la semaine du matin au soir. Hormis la circulation perturbée, d’autres nuisances sont signalées par les riverains, qui n’ont pas d’autre solution que de s’adapter à cette situation qui selon eux, les pénalise trop.

Lounis, un citoyen rencontré sur place, parle des difficultés de vivre en ville : «Les vociférations commencent dès 8h. Les personnes âgées et les malades ne peuvent espérer avoir une minute de quiétude qu’à la tombée de la nuit. Après leur départ, les marchands ambulants laissent des tas de cartons et des fruits et légumes avariés, qui attirent les moustiques et dégagent des odeurs nauséabondes.»

Les étals utilisés durant la journée ne sont pas démantelés pour «garder» la place pour le lendemain, ce qui donne une image peu reluisante de la ville. Les «commerces de rue», initialement localisés sur les trottoirs et l’asphalte de la grande rue attenante au marché, tendent à prendre de l’ampleur et s’étendre à d’autres ruelles.

La rue semble être le seul endroit qui convienne aux marchands qui disent «se rapprocher de la clientèle féminine», qui ne s’aventure jamais sur l’aire du marché réservée aux hommes. «Dans ce cas, qu’on transforme l’aire du marché hebdomadaire en un vaste parking automobile. Cela réglera, une fois pour toutes, le problème de stationnement à Michelet-ville» disent, désabusés, les citoyens qui veulent reprendre leur espace.
A. O. T.