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Larbaâ Nath Irathen

Les magasins de gâteaux traditionnels en vogue

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Dire qu’il y a seulement quelques années à Larbaâ Nath Irathen, vendre le pain ou les gâteaux traditionnels dans des cafés, magasins ou encore au niveau des ruelles est purement inimaginable.

Il serait surtout mal vu par la population, indexant celle ou celui qui l’achète. Depuis l’aube des temps, les mères veillaient à initier leurs filles, dès leur jeune âge, aux tâches ménagères, notamment les arts culinaires traditionnels, à l’instar de la manière de rouler le couscous, pétrir les différentes pâtes pour en faire toutes sortes de pains et mets.

En somme, un savoir ancestral qui se transmet de mère en fille. Néanmoins, les temps ont changé et la femme kabyle s’est beaucoup émancipée et participe activement à la vie sociale, éducative et économique, d’où le très peu d’intérêts aux tâches ménagères et fourneaux. Elle n’hésite plus à se diriger vers les magasins pour s’acheter du pain, gâteaux ou mets traditionnels.

D’ailleurs, ces magasins étaient très rares dans la région. Mais il aura fallu quelques années seulement pour que ces derniers explosent, exploitant ce marché très juteux. «En l’espace de quelques années, les magasins de ces gâteaux traditionnels ont poussé comme des champignons, leur nombre a triplé voire quadruplé», dira une vieille femme.

Et d’ajouter: «A notre époque, c’était différent. Une bonne mère commence à apprendre à sa fille à préparer des plats dès son jeune âge. Maintenant les choses on changé, dans le bon sens, pas si sûre ! Car, les traditions jalousement gardées par nos aïeux, ont tendance à disparaître».

Bien sûr, la principale raison de ce changement est la modernité vu le développement de la société et le travail de la femme, mais cela n’est pas sans conséquence. Faute de temps, plusieurs choses notamment tâches ménagères sont sacrifiées.

Youcef Ziad.