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Draâ El-Mizan

Les prix des légumes s’envolent

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Depuis la mi-août, les prix des légumes n’ont pas cessé de flamber jusqu’à devenir totalement inabordables, en ce mois de septembre. Lors d’une virée au marché des fruits et légumes, beaucoup d’étals étaient presque vides, est-il constaté. «La marchandise manque beaucoup. Puis, comme vous voyez, certains produits ne se vendent plus. C’est cher !», lance un marchand spécialisé dans la vente de la pomme de terre. Cette dernière variait, ce jour-là, entre 50 dinars et 65 dinars. «On ne gagne presque rien.

C’est presque le prix du gros. Peut-être que son prix va baisser d’ici la fin du mois si des quantités suffisantes sont déstockées», fait remarquer le même marchand. Rencontré en plein centre du marché, un client ne cache pas son désarroi: «Où va le pays? Comment est-ce possible qu’un kilo de tomate se vende à 180 dinars et celui de carottes à 120 dinars? C’est du jamais vu ! Même avec un gros salaire, vous risquez de ne pas remplir le panier !», s’exclame-t-il. Comme déclaré par notre interlocuteur, les ardoises sont salées. Pratiquement tous les légumes sont passés du simple au double en une semaine.

A titre d’exemple, les haricots verts, affichés à 300 dinars le kilo quelques jours auparavant, ont connu une hausse de 100 dinars. La tomate, cédée jeudi dernier à 80 dinars, est entre 150 dinars et 200 dinars. La courgette à 150 dinars , la laitue à 150 dinars et la liste est longue. Le seul légume qui peut paraître abordable, c’est le poivron. Celui-ci coûte entre 80 dinars et 100 dinars, et moins sur certains étals. Cette flambée fait peur aux consommateurs d’autant plus que nous sommes à l’arrière-saison de certains légumes frais. «Les prix vont encore grimper parce qu’il n’y aura pas de récolte, par exemple, de tomates dans les prochains jours», estime un autre marchand.

Concernant les fruits, les tarifs n’ont pas vraiment bougé. Pour certains produits, comme la banane, la tendance est même à la baisse. Aujourd’hui, elle est fixée à 220 dinars le kilo alors qu’à la mi-août, elle était à 400 dinars. Ce fruit, constate un client, avait augmenté à cause des fêtes, étant privilégié pour le dessert. Pour un autre, une importante quantité de ce produit agricole a été importée ces derniers temps. Par ailleurs, la pastèque produite localement est entre 100 dinars et 200 dinars la pièce, dont le poids dépasse les six, voire huit, kilos. Le raisin est affiché entre 100 et 200 dinars, selon la variété. Ainsi, comparés aux légumes, les fruits peuvent sembler abordables. Laminés par les dépenses depuis le mois de Ramadhan en passant par les fêtes de l’Aïd, puis les fêtes familiales et enfin la rentrée scolaire, nombreux sont les pères de familles qui ne se contentent que du strict nécessaire en matière d’alimentation.

Amar Ouramdane