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Aïn El Hammam - Marché des fruits et légumes

Les prix flambent !

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Décidément, les commerçants de fruits et légumes de la ville d’Aïn El Hammam n’éprouvent aucune pitié envers les consommateurs.

Sachant que rien ne retient les pères de famille lorsqu’il s’agit de faire plaisir aux leurs, à l’occasion des fêtes religieuses, ils ne se gênent pas pour faire grimper inexorablement leurs prix à la veille de l’Aïd. «Tout est à 180 DA !, sauf les haricots verts qui ont atteint, aujourd’hui, le prix de 250 DA», répond le marchand ambulant aux acheteurs qui demandent les prix des produits mis en vente.

Par expérience, beaucoup de citoyens ont pris leurs précautions bien avant les jours de fête. «J’ai tout acheté mardi (jour de marché) dernier pour éviter d’être déplumé aujourd’hui», dira un citoyen. «Je ne comprends rien à la réponse des marchands qui justifient cette hausse par l’arrivée de l’Aïd, comme si tous les abus sont permis en ce jour pourtant de clémence. Quelles que soient les convictions des uns et des autres, les citoyens ont payé les tomates et les poivrons à 100 DA, soit 40 DA de plus que le mardi d’avant. Pire encore, la carotte est à 180 DA, la courgette à 200 DA. De quoi faire révolter les clients.

«Je ne suis pas obligé d’acheter à ce prix et participer ainsi à l’enrichissement illégal des commerçants. Par principe, je me contenterai de riz ou d’un autre légume sec», s’exprime un jeune père de famille. Hormis la pastèque, qui n’a pas franchi la barre de 50 DA le kilo, les prix des fruits et légumes ont augmenté d’un cran. Ainsi, le raisin de qualité s’est négocié à 250 DA, alors que les pêches, qui ne trouvaient pas preneur à 120 DA, quelques jours auparavant, sont montées à 180, voire 200 DA pour celles de meilleure qualité. «Nous n’avons encore rien vu», commente un sexagénaire. Et d’expliquer qu’après l’Aïd, sous prétexte du manque d’ouvriers pour procéder aux récoltes, les agriculteurs ne rateront pas l’occasion de se faire, eux aussi, un peu plus d’argent, au détriment du pauvre consommateur que personne, ni les associations ni l’État, ne défend.
A. O. T.