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Iferhounène

Les torrents menacent Ibelqissen

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En cette période de grandes pluies, certains problèmes liés à l’évacuation des torrents d’eau qui affectent les agglomérations, refont surface. Le petit hameau d’Ibelqissen, dans la commune d’Iferhounène, appréhende la moindre ondée, synonyme de difficultés diverses. «À chaque orage, nous subissons les désagréments découlant des flots qui dévalent sur plusieurs kilomètres, vers notre village. Le torrent, provenant des hauteurs, s’amplifie au passage de chaque village, pour devenir une rivière qui vient se déverser chez nous.» Les eaux pluviales charriant des gravats qui se déposent sur l’asphalte compliquent l’avancée des véhicules qui doivent gravir la pente pour se rendre au chef-lieu d’Iferhounene, ou plus loin.

Par ailleurs, les tranchées creusées pour les besoins du passage des canalisations de gaz, non remises en l’état, deviennent de véritables oueds creusés en profondeur. Plusieurs automobilistes se sont plaints de s’y être enlisés pour n’en sortir que grâce à l’aide des villageois. De multiples raisons sont la cause de cette situation qui dure depuis plusieurs années. Les anciens ouvrages et autres caniveaux devant répartir l’eau de pluie vers les ravins en plusieurs endroits, ne sont plus fonctionnels. Certains sont obstrués naturellement ou par divers gravats alors que les autres, plus nombreux, ont été fermés sciemment par des particuliers.

«Les propriétaires de champs bordant la route qui mène vers le village ne s’embarrassent pas de canaliser ce flux vers le bas sans état d’âme sur les divers désagréments causés à autrui. «Ce qui nous ennuie, ce n’est pas tant les particuliers qui cherchent leurs intérêts. Nous n’avons de problème avec personne. Ce qui nous gêne surtout c’est le silence assourdissant, et le manque de réaction des autorités qui doivent veiller à assurer la quiétude des citoyens en appliquant la loi», nous dit Arezki qui préfère prendre un fourgon de transport plutôt que de mettre en danger sa propre voiture.

Selon les habitants de ce petit village, les multiples réclamations adressées aux autorités sont restées lettre morte. « Personne ne semble touché par ce problème dont nous pourrions nous passer et nous occuper des questions liées à notre cadre de vie à l’intérieur de l’agglomération», ajoute notre interlocuteur qui se demande quelles actions il faut envisager pour «nous faire entendre».

A. O. T.