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Les transporteurs de huit villages à l’arrêt

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Les transporteurs des villages Aït Ahmed, Aït Zaïm, Tizi Tzougart, Ighil Aouène, Ighil Zegoughane, Tadjdiout, El Bir et Takhribt ont débrayé, avant-hier, pour protester contre l’état de la route. Il s’agit du chemin intercommunal qu’ils empruntent, reliant le chef-lieu de Maâtkas au CW128, au lieu-dit «Casse», via les villages Izeroudene et Megdoul, dans la commune de Tirmitine. Cet important axe routier est certes dégradé depuis des lustres, mais les travaux du projet de réalisation de la nouvelle chaîne d’adduction (alimentation en eau potable) depuis l’oued Bougdoura lui ont donné le coup de grâce.

A cet effet, il est devenu quasiment impraticable, particulièrement après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région. Compte tenu de cette situation, hier matin, des centaines de collégiens et de lycéens, non bénéficiaires du ramassage scolaire, se sont retrouvés bloqués, au niveau des villages lointains, tels que Takhribt, El Bir, Ighil Aouène… Du coup, ils ne pouvaient rejoindre leurs établissements respectifs. Pour rappel, ni l’entreprise titulaire du projet de la nouvelle chaîne d’adduction n’a paré aux innombrables dommages qu’elle a causés au bitume et aux conduites d’eau complètement ciselées ni les entreprises retenues pour le revêtement en béton bitumineux de cet itinéraire ne se sont manifestées.

Chose qui a soulevé l’ire des centaines d’usagers de cet important chemin intercommunal et surtout des transporteurs des villages précités. Aussi, indique-t-on, le laxisme des autorités face à l’obstruction des regards et autres avaloirs par les riverains de ce chemin intercommunal et l’absence de réseaux de drainage des eaux de pluie, au niveau du tronçon «A3issiou», en particulier, ont exacerbé la situation.

C’est dire que la tension est à son comble dans ces villages, dont les habitants ne comptent pas rester les bras croisés même si du côté des autorités, on laisse entendre que l’entame des travaux de réhabilitation de cette névralgique voie ne saurait tarder. Par ailleurs, d’autres chemins vicinaux de la circonscription connaissent la même situation, notamment ceux reliant Tanekoult Bouvroune à Afir et desservant Ighil Takdhivine depuis cette dernière agglomération. En somme, le secteur des travaux publics est vivement décrié, ici, en plus du fait que cette circonscription ne soit pas dotée d’une subdivision à part entière, car toujours affiliée à celle de Draâ Ben Khedda.

I Lounès