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TIZI GHENIFF - Bibliothèque de lecture publique

Ni internet, ni chauffage !

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Bien que la bibliothèque de lecture publique soit un point de chute privilégié pour les lycéens, les collégiens mais aussi les écoliers, l’établissement manque toutefois des commodités les plus élémentaires. «Nous accueillons des élèves de tous les paliers, notamment ceux de la ville car la bibliothèque se trouve à quelques centaines de mètres du technicum et du CEM Base 5. D’ailleurs, nous avons même laissé les adhésions ouvertes durant toute l’année.

C’est un espace qui ne désemplit pas en cette période de compositions trimestrielles», a indiqué un agent affecté à cette structure par l’APC. Néanmoins, ce dernier a ajouté qu’elle manque de commodités : «Certes, nous avons une salle informatique de plusieurs micro-ordinateurs mais ces derniers sont recouverts de poussière. Ils ne servent à rien puisqu’il n’y a pas d’internet. Depuis que le modem a été volé, il n’a pas été remplacé.

Pourtant, il est indispensable pour les élèves qui l’utilisent afin de préparer leurs exposés. En plus de cela, elle n’est pas équipée de chauffage. Quand il fait froid, on recourt aux climatiseurs mais ce n’est pas commode.» D’ailleurs, le chargé de cette bibliothèque avait, à maintes fois, signalé ces manques, en vain. En outre, il est à signaler que seulement trois agents y sont affectés. «C’est insuffisant, car il faut non seulement aider les élèves à chercher les livres dont ils ont besoin mais les surveiller aussi quand sont en salle. On doit être au four et au moulin», a confié l’un d’eux.

Même les personnes âgées souhaitent que cette bibliothèque ait toutes les commodités nécessaires à son bon fonctionnement et soit renforcée en ouvrages. «Elle n’est pas vraiment fournie comme il se doit, notamment en ouvrages pour notre catégorie d’âge. Nous souhaitons que les centaines de livres qui moisissent dans une salle, au niveau du musée Ali Mellah, soient transférées vers cette bibliothèque. Ce sont des ouvrages d’une valeur inestimable non exploités et qui risquent de se détériorer au fil des ans», a suggéré un enseignant en retraite, qui espère que son appel soit entendu, d’autant plus qu’il n’y a aucun autre espace de ce genre dans la ville.

Par ailleurs, il est à signaler que l’autre bibliothèque de lecture publique réalisée au village Ath Itchir attend toujours sa mise en service. «Elle a été réceptionnée depuis des années. Une délégation, à sa tête la directrice de la culture, était même venue sur place. Depuis, on attend toujours sa mise en service. Pourtant, elle sera d’un grand apport pour les élèves et les bibliophiles de la région, où il n’y a aucun établissement de jeunesse pour parer à ce manque.

On a entendu dire que des jeunes ont été recrutés pour son fonctionnement. Mais, on ne voit rien venir», a confié un membre d’une association culturelle. Cela étant, il faudrait quand même consacrer énormément de moyens à ces structures réalisées à coup de millions de centimes, au moment où les élèves, tous paliers confondus, sont contraints de suivre des cours de soutien dans des garages, se plaint-on. Pourquoi ne pas les ouvrir à des professeurs bénévoles qui souhaiteraient aider les élèves des couches défavorisées ?, a-t-on suggéré.

Amar Ouramdane