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TIZI N’TLÉTA - Le réseau routier délabré

Plusieurs axes impraticables

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Au village Tassoukit, dans la commune de Tizi N’Tléta, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, les axes routiers sont tout bonnement à l’abandon. à commencer par le chemin qui relie le centre de Tassoukit au quartier Nador, en passant par Bouchata. Ce tronçon est non seulement étroit mais aussi dégradé, notamment à partir de la bifurcation vers l’école primaire. Une distance le long de laquelle la chaussée est réduite de moitié à cause d’un glissement de terrain qui date de… trois ans.

Le danger est imminent pour les demeures environnantes, surtout si l’affaissement s’aggrave. L’approche de la saison hivernale fait craindre le pire aux riverains. «Nous avons interpellé les autorités locales pour procéder au confortement de la route et à son revêtement, mais ou nous a dit que c’est un projet qui nécessite une importante enveloppe financière que l’APC ne peut prendre en charge. Mais la direction des travaux publics n’a jusqu’à présent rien fait. Pourtant, son inaction risque facilement de provoquer un drame.

Nous appelons encore une fois les autorités compétentes à entamer la réparation et le confortement de la chaussée avant que le pire ne se produise», ont insisté les riverains et les automobilistes. Plus loin, à une centaine de mètres, la voie menant au quartier Zedek est en état de piste depuis de nombreuses années. «Nous avons demandé son revêtement, mais on ne nous fait que des promesses sans lendemain», a signalé un des habitants.

À quelques lieues de là, c’est le chaos : la route est étroite, ne permettant ni croisement de deux véhicules, encore moins les dépassements, n’est pas dotée des canaux de drainage des eaux pluviales et son bitume a disparu à plusieurs endroits. C’est un tronçon à la limite de la praticabilité. «On aimerait bien que son élargissement soit réalisé mais les autorités nous ont abandonnés», a déclaré un citoyens rencontré sur place.

Un peu plus loin, en allant vers les quartiers louvayer et Tissigmine, la route est lamentable : absence de drainage et des ouvrages d’évacuation des eaux, bitume usé, énormes flaques d’eau… Une voie qui ressemble plus à un oued qu’à une route digne de ce nom. Les piétons doivent faire de la gymnastique et bricoler un passage en plaçant des pierres le long de la route, pour passer sans se tremper les pieds. «La route a été bitumée en tri couches au début des années 2000, mais la réalisation d’ouvrages pour évacuer les eaux pluviales n’a pas suivi.

Présentement, ce chemin est tellement délabré que les automobilistes riverains limitent leurs sorties de peur d’endommager leurs véhicules. Nous appelons les élus locaux à remédier à cet état de fait», insistent les citoyens de louvayar. En montant vers Tissegmine, le constat est pire. En plus de constituer une pente vertigineuse, la route est trop exiguë, cela sans parler des sillons engendrés par les eaux pluviales. «Les véhicules légers et lourds ne peuvent pas emprunter cet axe routier.

C’est trop dangereux, la route est en mauvais état et en pente raide. Au moindre faux geste, il y a risque de se retrouver dans le ravin d’à côté. Nous appelons sans cesse à la réparation de cet axe mais en vain», ont lâché tristement les habitants. Concernant la section menant vers louvayar, elle est aussi en forme de pente étroite et dangereuse, cela sans parler de l’état de la chaussée, qui est tout simplement «labourée» dans tous les sens.

A signaler que l’ensemble de tronçons routiers ne dépasseraient pas 4 kilomètres linéaires. «Les travaux d’élargissement, de réalisation des caniveaux et de bitumage ne ruineraient ni les caisses de l’APC, encore moins celles de la direction des travaux publics. Cela aura surtout l’honneur d’améliorer le cadre de vie dans nos quartiers et réduire le risque d’accidents. Nous demandons aux responsables concernés de faire le nécessaire», ont encore appelé les habitants d’une seule voix.

Hocine T.