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Aït Abdelmoumène

Plusieurs quartiers sans assainissement

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À travers la commune de Tizi N’Tléta, dans la daïra des Ouadhias, au Sud de wilaya de Tizi-Ouzou, plusieurs quartiers ne sont pas raccordés au réseau de l’assainissement. C’est le cas de Taghoucht, El-Djama, Tizi Medouh, Louvayer et Assamar. Des cités relevant de l’aâch d’Aït Abdelmoumène dont les fosses septiques et les rejets à ciel ouvert sont l’unique solution pour évacuer les eaux usées.

A Taghoucht et El Djama, à titre d’exemple, des dizaines de foyers sont malmenés par l’usage de fosses septiques. En plus de déborder régulièrement, dégageant des odeurs nauséabondes et générant un climat pestilentiel, elles polluent les vergers et les potagers. «Autrefois, on faisait pousser plein de légumes et de fruits, ce qui nous aidait à vivre dans la décence.

A présent, on ne peut plus se hasarder à cultiver nos jardins de peur de maladies à transmission hydrique. Pis, on ne peut même plus ouvrir nos fenêtres car les odeurs sont insupportables et les nuées d’insectes nous empoisonnent la vie. Les fosses septiques pullulent tellement – chaque foyer a sa propre fosse – qu’elles ont fini par rendre nos parcelles de terre incultivables.

Les eaux usées et les mauvaises odeurs, la multiplication des reptiles et autres animaux nuisibles, sans parler de l’anéantissement de plusieurs espèces d’oiseaux, nous font craindre le pire. La prolifération des nuées d’insectes, de rats et des reptiles peuvent être à l’origine d’une épidémie ravageuse.

Le risque plane sur nous ! Nous ne demandons pas la lune, rien que de l’assainissement pour nous protéger de la pollution et des risques que cela induit. Les autorités locales et de l’hydraulique sont interpellées afin de trouver une solution», appelleront de vive voix plusieurs les habitants. A signaler que même dans les quartiers raccordés au réseau d’assainissement, des eaux usées se déversent dans les ravins sans puits filtrants, sans bassins de décantation et encore moins de station d’épuration.

Ce qui a généré une pollution qui a quasiment exterminé plusieurs espèces d’oiseaux et d’animaux. «Il urge de revoir cette situation pour préserver la nature et la santé humaine», préconise-t-on.

Hocine T.