Accueil Tizi Ouzou Pour une erreur dans le calcul de la moyenne…

Tizi Ghennif - Rayane enfin admis à refaire l'année

Pour une erreur dans le calcul de la moyenne…

1527

Privé de scolarité durant tout un trimestre, Rayane Bettahar a été finalement admis à refaire l’année scolaire à l’école primaire Mohand Arab Benredjdal, au chef-lieu communal. Il est à rappeler qu’en principe, cet élève handicapé à 100% devrait passer en 1re AM. Certes, il n’a pas réussi à l’examen de 5e AP mais étant handicapé, la moyenne de l’année scolaire lui donnait automatiquement le droit d’aller au collège. «Il avait plus de cinq sur dix. Mais à cause de la numérisation, il y a eu une erreur dans sa moyenne. Bien que celle-ci ait été corrigée, il n’a pu être admis au CEM. Toutes mes démarches ont été vaines. Je souhaite que de telles erreurs ne se reproduisent plus parce qu’il y a beaucoup d’enfants qui sont dans la même situation que mon fils», a déclaré le père de Rayane, Akli, qui a ajouté que l’article paru dans l’une de nos éditions a eu un écho favorable, auprès des responsables.

«Il est enfin admis à refaire l’année dans son école primaire. Il est déjà inscrit et poursuit correctement ses études bien qu’il soit un peu frustré d’avoir raté cette chance d’aller au CEM. En tout cas, je suis content qu’il ait repris même s’il a perdu un trimestre. Je lui souhaite de la réussite», a poursuivi le papa. Celui-ci estime, par ailleurs, qu’il faudra offrir beaucoup de moyens à ses enfants scolarisés dans des établissements destinés aux enfants valides. «Je trouve aussi que le geste du maire, en installant dans un temps record des toilettes anglaises à ma demande dans son école, est à généraliser par les autres responsables. Ils doivent toujours penser à cette catégorie d’enfants. Il ne faut pas oublier aussi que ces élèves, dont la mobilité est trop réduite, ne peuvent monter les escaliers. C’est pourquoi, les directeurs devraient prendre cela en compte», a-t-il souligné.

Et un directeur d’école primaire de donner son avis sur la question : «On essaie toujours de mettre ces enfants dans les meilleurs conditions de scolarité. Cependant, il n’est pas toujours facile de s’organiser pour satisfaire tout le monde. Il est temps qu’au moins dans chaque chef-lieu soit réalisé un centre spécialisé pour eux, en y mettant tous les moyens nécessaires, à l’instar du transport, la restauration et les espaces adéquats. Ce n’est pas dans des écoles primaires comme les nôtres, où les moyens sont dérisoires, qu’on pourra prendre en charge cette catégorie d’enfants». Ceci étant, il n’y a pas seulement la volonté des uns et des autres à mettre en cause, il faut aussi une vision d’ensemble sur ce que doivent être les centres pour enfants inadaptés mentaux et handicapés moteurs. En tout cas, il reste beaucoup à faire dans ce domaine, a-t-on noté.
Amar Ouramdane