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DRAÂ EL-MIZAN - CEM Krim Rabah

Quelle fin attend le vieux collège ?

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C’est le plus ancien collège de toute la région pour ne pas dire de tout le versant sud de la wilaya. Il s’agit du CEM Krim Rabah implanté au chef-lieu communal. En effet, de nombreuses générations sont passées par là. « Des élèves venaient de partout, d’Ath Douala, de Boghni, de Maâtkas, de Makouda, de Chabet El Ameur, de Bouira « , se souvient un ancien professeur de ce collège. Parce que, faut-il le souligner, il était doté d’un internat pour garçons et d’un autre pour filles.  » J’étais en sixième en 1964 dans cet établissement.

Vraiment, c’est avec un pincement au cœur que je vois aujourd’hui son état », dira de son côté un ancien élève, aujourd’hui cadre de l’éducation en retraite, qui venait de Mechtras. Il est à signaler que les anciennes classes, notamment celles du bloc des huit locaux réalisés au milieu des années 80, sont réformées. Devant son état de vétusté, les responsables de l’éducation ont opté pour l’aménagement des dortoirs en salles de cours. S’il est vrai que cette option convenait pour la situation, les conditions de travail dans ces nouvelles salles aménagées ne sont pas optimales.

Aujourd’hui, ce collège reçoit environ quatre cents élèves en demi-pension venant pour la plupart d’entre eux des quartiers environnants et d’une partie du centre-ville. Selon une source locale, il a été suggéré à la direction de l’éducation nationale et au ministère de remplacer le vieux bâti et les espaces vides en un collège digne de ce nom. « Nous avons discuté ce problème.

Des propositions ont été faites. Et même un rapport détaillé avec des photos a accompagné le travail de la commission. Nous attendons toujours que le projet soit lancé », nous confiera une source proche de ce dossier. Aux dernières nouvelles, on croit savoir qu’un bureau d’études a été engagé pour faire l’étude. Notre source nous dira que ce sera un établissement de type base 5.  » Le projet sera implanté dans l’ancienne cour et sur les terrains environnants.

Le CEM ne sera pas fermé et ce, jusqu’à la livraison du projet », soulignera la même source. Certes, l’initiative est bien accueillie, mais, beaucoup préfèrent sauvegarder au moins une partie de l’ancien bâti parce qu’il représente un patrimoine quand on sait que tous les élèves ayant fréquenté cet établissement souhaitent voir sa réhabilitation. Ils sont nombreux les anciens collégiens à espérer qu’une rencontre soit organisée dans cet établissement où ils se rencontreront pour évoquer des souvenirs et pourquoi pas écrire une page d’histoire de ce collège. « Nous devrions nous concerter pour discuter de ce patrimoine qui nous a vu grandir.

Vraiment, pour ma part, je suis nostalgique de cette époque des années 70 où, en dépit de peu de moyens, nous étions pris en charge comme il se doit. Moi, je proposerai par exemple la création de l’association des anciens élèves du collège. Chacun de son côté pourra venir en aide pour la préservation de cette école qui a formé des milliers de cadres dont certains sont toujours en activité », dira un ancien élève interne qui a fréquenté ce collège entre 1972 et 1976, avant d’ajouter : «Je lance un appel à tous les autres camarades de faire un pas pour que cette rencontre ait lieu avant la fin de l’année en cours.»

D’autres disent que des publications sur Facebook leur ont fait beaucoup de mal en voyant les photos prises de ce qui restait des anciennes classes et de la cour. À quand alors ce grand rendez-vous tant attendu par tous ces collégiens nostalgiques de cette époque?

Amar Ouramdane