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Draâ El-Mizan - Le marché de proximité toujours pas exploité

Qu’est-ce qui bloque ?

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Les espaces commerciaux au chef-lieu de daïra font défaut, bien qu’il soit fréquenté par les habitants des communes limitrophes, à savoir Frikat, Aïn Zaouia, Aït Yahia Moussa et même ceux de la daïra de Tizi-Gheniff, qui y viennent pour s’approvisionner. L’actuel marché des fruits et légumes ne répond à aucune norme. Les échoppes de fortune enlaidissent les lieux, auxquelles viennent s’ajouter des décharges improvisées ici et là. «Ce n’est pas un marché.

Même si de l’argent a été dépensé pour l’aménager, un tant soit peu, son état est déplorable. Nous exerçons notre activité dans des conditions très difficiles», dira un marchand de fruits et légumes. Nous montrant les monticules de déchets laissés après le démantèlement des box métalliques, il poursuivra : «Nous ne savons pas pourquoi nous avons dépensé tant d’argent pour ensuite dispatcher ces box dans de nombreux endroits.

Les déchets n’ont même pas été ramassés.» Effectivement, au cours de notre virée sur les lieux, il nous a été donné de constater que les box n’étaient pas sur place, d’autant plus que les marchands de vêtements et de chaussures installés dans des baraques, au sein d’une partie de cet espace, ont catégoriquement refusé d’être délogés vers ces box, et ce pour de nombreuses raisons. Un autre marchand suggère l’ouverture du marché de proximité réalisé au niveau du lotissement Mohamed Belaouche : «C’est un marché couvert. On aimerait bien que l’actuel marché bénéficie d’un marché pareil. C’est plus commode.». Concernant le marché de l’ancienne cité Caper, bien qu’il soit déjà prêt, il est toujours en attente.

«Pourtant, il a été annoncé pour 2016, puis pour 2018. Le mur de soutènement et les aménagements sont achevés. Nous ne savons pas pourquoi il n’a pas été mis en service. Il est situé dans un endroit stratégique, entouré de trois grands lotissements», ajoutera un habitant du lotissement Nord. Et d’expliquer : «Le marché de la ville est loin. Si cet espacé commercial est mis en service, on pourrait y faire nos emplettes. En plus, il offrira au moins des postes d’emploi à plus d’une trentaine de jeunes de nos quartiers.»

Ce citoyen a bel et bien raison, lorsqu’on sait que des centaines de millions de centimes ont été dépensées pour la réalisation de ce marché de proximité sans que les habitants de ces lotissements ne puissent en bénéficier. «Je suis en retraite. Je ne peux pas me déplacer jusqu’au centre-ville même pour acheter un kilo de pomme de terre. Nous interpellons les responsables concernés afin d’agir vite et mettre en service ce marché le plus tôt possible», a conclu notre interlocuteur.

Amar Ouramdane