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Larbaâ Nath Irathen

Récolte de cerises mitigé

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Une fois de plus, cette année, les amateurs de fruits à chair rouge doivent patienter jusqu’à l’année prochaine pour goûter à ce fruit (la cerise), très prisé, car cette année le rendement est faible et par endroit, il est quasiment inexistant. Bien que le début de saison fût annoncée prometteur, les conditions climatiques ont décimé toute la récolte de la cerise au grand dam de la population arboricole de la région. Des intempéries ont favorisé la prolifération de la moniliose, un champignon qui a décimé toute la récolte.

Effectivement, le cerisier est un arbre très sensible faisant face à de nombreux parasites tel que le capnode qu’a faibli cet arbre durant des années, dira un agriculteur du village Ath Meraou. Et d’ajouter : «Il a fallu de nombreuses campagnes de sensibilisation pour faire prendre conscience aux arboriculteurs de l’indispensable tâche de traiter les arbres pour espérer éradiquer ce fléau et s’attendre à une bonne récolte». Mais cette année, la forte pluviométrie, favorisant l’humidité, a fait proliférer le développement de la moniliose, un ennemi redoutable du cerisier.

Et du jour au lendemain, le fruit s’est retrouvé par terre avant même d’arriver à maturité. Les propriétaires d’arbres fruitiers, en particulier de cerisiers, risquent gros chaque année avec les changements climatiques. Les pluies abondantes accompagnées de grêle ont provoqué des dommages considérables aux arbres fruitiers. «La mauvaise récolte a fait grimper le prix de ce fruit, puisqu’il est affiché entre 1500 et 2000 dinars le kilogramme, un prix exorbitant, faut-il en convenir», conclut-il.

Il y a lieu de rappeler que la coopération entre la ville de Saint-Denis (France) et l’APC de Larbaâ Nath Irathen, a donné ses fruits puisque tout un travail concernant la greffe et la lutte contre les nombreux parasites qui guettent cet arbre a été fait. «Heureusement que nos fèves et nos petits pois sont sauvés», dira un citoyen devant ces cerisiers presque vides.

Youcef Ziad