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Lycée de Aïn El Hammam

Sans proviseur ni surveillant général

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Plusieurs mois après la rentrée scolaire, le lycée Mustapha Ben Boulaïd d’Aïn El Hammam attend toujours que la tutelle lui affecte un proviseur. C’est le directeur des études qui continue, au titre d’intérimaire, d’assurer cette charge en plus du travail qui lui est dévolu. La difficulté de gérer les problèmes de l’établissement est accentuée par le manque d’un surveillant général dont le rôle n’est plus à démontrer dans un lycée fréquenté par plusieurs centaines d’élèves. Sans responsable, il est difficile, voire impossible, aux intérimaires de prendre certaines décisions qui ne relèvent pas de leurs prérogatives.

Ce fut d’ailleurs le cas en début d’année, où d’anciens élèves ont attendu plus d’un mois qu’on leur délivre des certificats de scolarité. Le problème de ces deux défaillances daterait de l’an dernier, croit-on savoir, de source informée, sans que les responsables ne s’y penchent sérieusement. Ce qui ne manquera pas de se répercuter sur la scolarité des lycéens, lors de l’apparition de certains problèmes liés au bon fonctionnement du lycée. La situation qui risque de perdurer a attiré l’attention des parents d’élèves qui montrent leur inquiétude, en voyant certains problèmes matériels s’accumuler.

Réunis samedi dernier, en assemblée générale, pour élire un nouveau bureau, les parents ont profité de cette rencontre pour passer en revue les difficultés que vivent leurs enfants et le personnel de cette structure éducative du secondaire. Il ressort, selon un membre présent, que «plusieurs locaux du lycée sont sujets à des infiltrations d’eau qui auraient dues être réparées depuis longtemps. On se demande quelle sera la solution à adopter pour limiter les dégâts lors des pluies hivernales et des neiges qui ne tarderont pas à arriver.» Par ailleurs, des pannes d’appareillages ont été signalées au niveau des cuisines. «Autant fermer le lycée si le fonctionnement des cuisines venait à en être affecté.

Nous n’accepterons pas que nos enfants soient privés de repas chauds, en cette période de l’année», nous confie un père. N’ayant pas pu procéder à l’élection d’un nouveau bureau, les parents se sont contentés d’approuver une liste de bénévoles qui sont de ce fait, chargés de parer au plus pressé et de suivre l’évolution de la situation. L’académie de Tizi Ouzou est interpellée pour prendre les mesures qui s’imposent.

A. O. T.