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Ain El Hammam - Chemin du CEM Ouaghzen

Treillis soudé dangereux sur la chaussée

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La plupart des écoles ont profité de l’absence des élèves pour effectuer certains travaux qu’ils ne peuvent réaliser pendant l’année scolaire. Certains, pour donner un peu de fraîcheur à leurs classes, les ont carrément repeintes alors que d’autres se sont contentés de menus travaux, en fonction de leurs moyens matériels et financiers. Pour les écoles primaires qui continuent à dépendre des APC, un diagnostic a été récemment effectué afin de préparer le retour des enfants.

Ainsi, de nombreuses imperfections constatées par ci, par là, ont été aplanies alors que d’autres le seront incessamment, nous dit-on. Quant aux collèges et lycées, dotés de personnel et de matériel, en plus des budgets de fonctionnement, ils assurent eux-mêmes les petites réparations ne demandant pas de gros moyens financiers. Cependant, il faut noter qu’en dehors de l’enceinte de leurs établissements, les responsables des collèges et des lycées n’ont aucun moyen d’intervention. Le cas du CEM Ouaghzen dont l’accès devient de plus en plus difficile est à ce titre édifiant.

Pour accéder au collège il faut parcourir les trois cents mètres le séparant de la route nationale numéro 71. Un accès dont le béton dont on l’avait recouvert il y a plus de deux décennies s’est complétement effrité, laissant apparaître le treillis soudé qui avait servi au béton armé. Les nombreux carrés de fer qui jaillissent du sol représentent autant de pièges pour les élèves qui se font prendre les pieds à la moindre seconde d’inattention.

Plusieurs chutes ont été signalées par les enfants qui en ont été victimes. Heureusement que jusqu’à maintenant, les chutes n’ont pas été très graves. Dans leurs courses pour rejoindre l’école ou lors de leurs jeux à l’extérieur de l’établissement, ils ne sont plus à l’abri d’accidents tragiques. Les enseignants et même les visteurs qui se rendent au CEM se plaignent de l’état de la chaussée qui se dégrade de plus en plus, à chaque averse.

Un fonctionnaire du collège nous avoue que les pneus de sa voiture sont cisaillés par le béton et le fer, lors de ses allées et retours, plus que par ses déplacements sur les autres routes. L’APC ne possédant pas de budget pour ce genre de réparations coûteuses devrait attirer l’attention de la wilaya, habilitée à débloquer les fonds nécessaires à un revêtement en BB, de cet axe qui, en réalité, fait partie des commodités que l’on doit assurer aux élèves et au personnel de l’école.
A. O. T.