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AÏN EL HAMMAM - Route d’Azazga

Un calvaire pour les automobilistes

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Les automobilistes qui empruntent la RN71, reliant la ville d’Aïn El Hammam à Azazga, se plaignent de l’état de cette voie, loin des normes d’une route nationale. Aux habituels nids-de-poule auxquels on a fini par s’habituer, s’ajoute l’exiguïté de la chaussée dont le goudron a été grignoté des deux côtés. Ce qui réduit l’espace dédié aux véhicules au strict minimum. Comme la route n’a jamais été élargie, il est aisé de comprendre qu’avant d’aborder chaque virage, les conducteurs ralentissent au maximum, tout en priant qu’un camion ne déboule pas en face. Sorti d’Aït Hichem, dans la commune d’Aït Yahia, on traverse Koukou, Abdoun, Tagwnits et tous les autres villages dont les habitants se sentent délaissés, depuis des années.

«Nous sommes contraints de nous rendre à Michelet quotidiennement en prenant ce chemin qui ressemble plus à une piste agricole qu’à une route carrossable», nous dit un villageois qui nous montre une multitude de crevasses sur un espace de quelques dizaines de mètres seulement. Malgré tous ces aléas, de nombreux habitants d’Aïn El Hammam, venant de Tizi Ouzou ou d’Azazga, l’empruntent en passant par Boubhir. Il semblerait, selon eux, qu’elle permet d’éviter la RN 15, par Larbaa Nath Irathen «où il ne reste plus de route», selon l’expression usitée pour qualifier l’état lamentable de cette voie.

Par ailleurs, la traverse reliant Koukou à Tagwnits, toujours sur la RN 71, privilégiée par de nombreux automobilistes qui évitent tout un détour, ne demeure pas moins dangereuse vu la configuration du terrain, en pente abrupte. Piste muletière à l’origine, elle a été goudronnée pour la rendre praticable aux automobiles. Cependant, son exiguïté est telle qu’il est impossible à deux véhicules de se croiser sans s’arrêter pour tenter de passer sans se toucher. Le pire est que même des camionneurs pressés s’y aventurent au risque d’emboutir les autres usagers. Il faut rappeler que de nombreux habitants de l’ex Michelet ont acquis des biens à Azazga, considérée comme un carrefour d’où on peut se rendre à Tizi ou Alger d’un côté ou vers Bédjaïa de l’autre. Pour rendre visite aux proches ou tout simplement pour passer un weekend au village, ils doivent réfléchir à deux fois, sachant qu’ils auront à parcourir soixante dix kilomètres environ en aller retour, dans ces conditions. Que ce soit par Azazga, par Mekla, Takhoukht ou Larbaa Nath Iraten, les conducteurs souffrent tout autant que leurs machines.

A. O. T.