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DRAÂ BEN KHEDDA - Centre Ahmed Yahia Bacha

Un joyau culturel mal exploité

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Le centre culturel et sportif Ahmed Yahia Bacha de Draâ Ben Khedda, situé au centre-ville sur une superficie de 6 845 m², est dans un état d’abandon total.

Cette infrastructure socio-éducative, censée canaliser et satisfaire la demande juvénile en matière d’activités sportives et culturelles, est exposée à l’usure. Ce centre se retrouve, en effet, sans statut et dépourvu du minimum de moyens à même de satisfaire cette vocation bien qu’il renferme beaucoup de locaux propices pour les pratiques de loisirs sportifs, et éducatifs : un grand stade de football, un espace pour la pétanque, deux grandes salles de lecture, une salle omnisports, une salle informatique, une aire de jeux pour enfants et d’autres locaux tout aussi indiqués pour abriter d’éventuels cercles ou clubs de diverses natures en plus d’espaces verts qui rendent l’endroit agréable à fréquenter.

Mais, force est de constater qu’il est victime d’un total abandon avec des plafonds défectueux qui laissent s’infiltrer les eaux pluviales, chaises et tables dégradées, matériel informatique désuet, peinture dégradée… Ce sont autant de carences que l’on pourrait observer en le visitant. À cela s’ajoute le manque de personnel spécialisé étant donné que seul un animateur assure le fonctionnement de l’atelier informatique. «Nous manquons de tout, même des moyens les plus rudimentaires, même du minimum de consommables, comme le papier… Les équipements mobiliers, informatiques sont délabrés et désuets. Nous sommes toujours rattachés à l’APC qui n’a pas les moyens de satisfaire une telle infrastructure.

Nos effectifs sont pourtant grands, avec plus de 100 adhérents pour les activités culturelles et plus de 700 athlètes inscrits dans les multiples disciplines sportives, tels les arts martiaux. Ces jeunes nous viennent, en plus de la ville de Draa Ben Khedda, des localités environnantes, comme Tirmitine, Sid-Ali Bounab, Ait Arif… Nous recevons dans nos salles de lecture des lycéens, collégiens, des étudiants et même des médecins auxquels nous essayons d’offrir ce que nous pouvons comme commodités. Nous assurons le fonctionnement de notre établissement de 08 h du matin jusqu’à 20 h et nous travaillons même le week-end pour satisfaire les travailleurs et les scolarisés en dehors des horaires de cours.

Mais, nos efforts ne suffisent pas si les moyens ne suivent pas », soutiendra M. Sedki, directeur de ce centre, un ancien comédien de la troupe «El Gouala». Il plaide pour le rattachement de ce centre au secteur de la Culture ou à celui de la Jeunesse et des sports pour sa dotation d’un budget conséquent et d’une gestion autonome et ce, pour un meilleur rendement. Il nous informera que des demandes ont été formulées par ses soins, « mais jusqu’à présent, nous fonctionnons au ralenti. Nous souhaitons vivement que notre appel soit entendu pour le bien de la jeunesse de toute une région.», a-t-il conclu.

Rabah A.