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Draâ El Mizan - Culture de pommes de terre

Une bonne récolte attendue

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Bien que la région soit à vocation céréalière, beaucoup d’importance est donnée aux cultures maraîchères, d’autant plus que les atouts existent.

Il s’agit surtout des barrages d’eau de Draâ El Mizan et Aïn Zaouia et des retenues collinaires. Ainsi, la plantation de pomme de terre y est réalisée à grande échelle. Des centaines d’hectares sont plantés sur le territoire des deux communes. D’ailleurs, dès la fin du mois de décembre, la récolté a commencé. «Nous avons eu de la chance car jusqu’ à la mi-décembre, il n’y a pas eu de gelée matinale. D’ailleurs, dès que nous avons constaté que les plantes se fanaient, nous avons commencé à déterrer la pomme de terre. En tout cas, nos premières estimations sont très bonnes. La production est abondante. C’est tant mieux parce que l’investissement dans cette filière est onéreux. La semence coûte cher. Et puis, il y a aussi les autres intrants qu’il ne faut pas négliger», a affirmé un maraîcher accosté devant son champ, où il négociait le prix de la pomme de terre avec des marchands venus d’autres régions.

On croit savoir qu’au champ, ce pédoncule est vendu à 20 DA le kilo. D’ailleurs, sur les principaux axes routiers de la région, les revendeurs ont fixé son prix entre 25 et 30 DA. «C’est un prix raisonnable pourvu qu’il ne dépasse pas 30 DA», a estimé un consommateur. En outre, il est à noter que la mise sur le marché de plusieurs tonnes de pomme de terre a eu un impact sur le prix de celle issue d’Oued Souf, laquelle est vendue à 40 DA, au lieu de 60 DA, il y a quelques jours. Il ne faut pas oublier aussi que durant la période de récolte, les jeunes chômeurs ont l’opportunité de gagner un peu d’argent. «Ils perçoivent 100 DA par caisse. Certains s’en sortent très bien. Et puis, à la fin de la journée, je leur donne quelques kilos. Mais c’est difficile de trouver des travailleurs à la tâche. La main d’œuvre fait défaut», a déploré un maraîcher venu de Boumerdès pour investir dans ce créneau. Par ailleurs, les maraîchers posent toujours le même problème ayant trait à l’irrigation.

En cette période, nous n’avons pas eu besoin de beaucoup d’eau, car il a énormément plu en novembre. Mais il ne faut pas oublier que les plantations devaient être irriguées en septembre et octobre, qui est une période cruciale, ce qui n’a pas été fait. Malgré cela, rien n’a été fait depuis des années pour régler le problème des réseaux d’irrigation. Un investissement qui exige de la tuyauterie et une motopompe pour puiser l’eau du barrage. Ce sont des frais supplémentaires. Ce qui est sûr, c’est que ce manque décourage les maraîchers. A cet effet, il faut que les responsables se penchent sur ce problème sinon, arrivera le jour où personne ne voudra investir dans les cultures maraîchères à Draâ El Mizan. C’est un appel lancé aux autorités pour revoir l’organisation et l’exploitation des ouvrages hydrauliques de la région», a indiqué un autre maraîcher étranger à la localité. Pourvu que cet appel soit entendu par les personnes soucieuses de l’apport du secteur de l’agriculture qu’il faudra développer afin d’arriver à l’auto suffisance, ne serait-ce qu’en matière de pomme de terre », a-t-on souligné.
Amar Ouramdane