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Une commune qui attend…

Tirmitine

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La commune de Tirmitine, dans la daïra de Draâ Ben Khedda, à une dizaine de kilomètres au Sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, est issue du découpage administratif de 1984.

Elle totalise 19 061 habitants, selon le dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2008 et s’étend sur 34 km2. Tirmitine a des frontières avec cinq communes, à savoir Tizi Ouzou, Maâtkas, Draâ Ben Khedda, Tadmaït et Oued Ksari, ce qui illustre son importance et sa proximité géographique. Mais elle fait face à des difficultés sur tous les plans, en matière de gestion. Cette municipalité compte 33 villages et hameaux répartis sur quatre versants, en l’occurrence les grappes des villages Tighilt Netrahi, Tirmitine, Aït Arif et Zerouda.

Pour le chef-lieu de la commune, il n’a de chef-lieu que le nom puisqu’il s’agit au fait d’un grand village. L’aménagement urbain reste à réaliser. C’est à croire qu’aucun exécutif ni maire n’a présidé aux destinées de cette commune! Même pas un semblant d’aménagement ! Pas de trottoirs, pas de réseau de drainage, ni d’espaces verts ou de lieux de détente. L’éclairage public est également défectueux. Pour ce qui est de ses différents secteurs, ils sont tout aussi en souffrance, notamment celui de la santé, où la polyclinique n’est équipée ni de moyens matériels ni humains.

A vrai dire, c’est un centre de santé ne prodiguant que les soins de base. Le paradoxe, c’est que cette infrastructure de santé dispose de larges espaces et peut jouer convenablement son rôle, si les moyens étaient disponibles. Le secteur de la jeunesse et des sports n’est pas mieux loti puisque cette commune ne possède pas de salle de sport ni de maison des jeunes. S’agissant du gaz et de l’électricité, il reste encore deux grands villages à raccorder. Les travaux lancés en 2015 trainent en longueur. Des dizaines de foyers sont de ce fait en attente d’électricité et de gaz.

Quant à l’assainissement, certes, il a atteint un taux appréciable, mais les puits de filtration, les bassins de décantation et les stations d’épuration n’ont pas le droit de cité, malgré le fait que la commune soit limitrophe du grand projet du barrage de Souk N’tleta. Par ailleurs, afin de booster un tant soit peu l’économie locale, des réflexions sur la création d’un pôle urbain et d’une mini-zone d’activités sont, a-t-on indiqué, engagées par l’Assemblée communale. Mais pour l’heure, il n’ y a rien de concret !
Hocine T.