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LABELLISATION - Certification des produits du terroir

Une indispensable politique à asseoir !

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Les produits agricoles locaux souffrent de l’absence de certification afin de pouvoir être commercialisés à grande échelle. Jusqu’à présent, malgré la notoriété dont ils jouissent, ils restent cantonnés dans un marché national mal organisé. Dans certains cas, le produit n’est même pas introduit dans les circuits marchands légaux. L’exemple de l’huile d’olive de Kabylie est illustratif à ce sujet tout comme la cerise locale. Les services concernés reconnaissaient que seul 4% de la production des cerises au niveau local sont sur les étals des commerces.

Le reste est vendu sur les routes dans des conditions d’hygiènes lamentables. Cette situation rend les démarches de certification très importantes car elles visent à promouvoir les techniques de certification via les échanges d’expérience entre les pays de la région. Certains pays sont très avancés dans le domaine de la certification à l’instar de la Tunisie et du Maroc. Mais, l’Algérie a tout à gagner en multipliant ce genre de manifestation au vu du retard accusé dans le domaine.

La preuve éclatante de ce retard est le sort réservé à l’oléiculture dans notre pays. Alors que des pays comme la Tunisie et le Liban ont réussi à imposer une Journée mondiale pour la filière, l’Algérie, étant l’un des plus grands producteurs mondiaux, n’arrive même pas à introduire ses huiles sur les marchés internationaux. Malgré sa qualité due au meilleur ensoleillement, l’huile d’olive locale peine à se frayer un chemin parmi les plus grands du monde comme l’Espagne, la Tunisie et la Grèce. Un long travail est à faire pour pouvoir rattraper ce retard. En fait, si les démarches de certification sont actuellement accélérées, c’est parce qu’il y a urgence à se frayer un chemin vers les circuits commerciaux internationaux.

Le produit local est actuellement mal pris en charge du point de vue marketing et emballage. Durant toutes les saisons, ce riche patrimoine arboricole est vendu sur les trottoirs et sur les routes dans des conditions d’hygiène lamentables. En effet, sur les routes, on peut retrouver des jeunes qui exposent de l’huile d’olive, des figues et autres produits du terroir. Ces derniers, au lieu d’intégrer les circuits commerciaux légaux demeurent encore vendus sur les routes. Ce qui indique suffisamment que le produit local n’a aucune incidence sur la vie économique malgré ses capacités à redynamiser des créneaux d’investissement non négligeables à l’instar de l’industrie manufacturière, l’emballage et la mise en boîte mais aussi l’activité de l’export.

Akli N.