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Aïn El-Hammam

Vente de drapeaux, un créneau qui rapporte…

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Les activités des boutiques spécialisées dans la vente de fanions et autres drapeaux se sont accrues ces derniers temps, au grand bonheur des commerçants dont les boutiques ne désemplissent pas. Les marcheurs sont de plus en plus nombreux à se draper de l’emblème national ou du drapeau amazigh.

i certains se satisfont de passer leurs messages sur des carrés de cartons ou des banderoles confectionnées à la hâte sur de larges bandes de drap, d’autres pensent d’abord à s’emmitoufler avec l’emblème national pour afficher leur attachement à leur pays. À l’ex-Michelet, plusieurs boutiques exposent sur leurs devantures des drapeaux qui s’écoulent comme des petits pains. La plupart des marcheurs en achètent suivant leurs moyens, même si les prix appliqués par certains semblent exagérés. Un drapeau dépassant à peine cinquante centimètres carré est affiché à 1 200 dinars sur le boulevard du 1er Novembre. Le tout petit fanion est cédé à trois cent cinquante dinars. Chez les autres marchands de la ville, les prix diffèrent de peu.

Si on cherche le produit le moins cher, il faut se satisfaire de fanions aux dimensions restreintes. Concernant les drapeaux amazighs accrochés sur les devantures, les prix sont plus élevés vu «le travail que demande un tel étendard. «Il est plus difficile à réaliser que l’emblème national», se justifie un revendeur étendard. Cette ferveur populaire rappelle, selon un octogénaire, «les premiers jours de l’indépendance où on voyait les couleurs nationales suspendues aux fenêtres et aux balcons de toutes les maisons».
A. O. T.