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AÏN EL HAMMAM - Auberge de jeunesse

Un atout pour le tourisme

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Depuis la réversion de cet ancien hôtel dépendant du ministère du Tourisme à la direction de la Jeunesse et des Sports de Tizi Ouzou, beaucoup de choses ont changé.

Aïn El Hammam qui est resté de nombreuses années sans structures d’accueil des étrangers, s’est ainsi offert une infrastructure polyvalente d’accueil, d’hébergement et de loisirs.

L’on aperçoit d’ailleurs de plus en plus de touristes se déplacer de loin pour participer aux randonnées organisées périodiquement par l’auberge qui assure le gîte et le couvert.

Située au sommet de la colline surplombant la ville de Michelet, à 1200 mètres d’altitude, la structure dédiée à la jeunesse offre des conditions d’accueil dignes des meilleurs hôtels.

Des travaux d’aménagement ont été entrepris à tous les niveaux. Les chambres avec douche, dont les murs et le mobilier ont été endommagés par le manque d’entretien durant des décennies, ont été complètement rénovées pour redevenir ce gite que cherche tout touriste qui aspire au repos.

Ce qui ne gâte rien, l’ex-hôtel est également doté du Wifi même si les clients n’ont pas le temps de s’ennuyer. Les visiteurs passent beaucoup de temps sur les terrasses à méditer face au Djudjura, loin des clameurs de la ville.

Le hall d’entrée et le bureau d’accueil, d’une propreté irréprochable, donnent un avant-goût des conditions de séjour et de l’ambiance conviviale qui règne en ces lieux. Entourée d’arbres notamment des châtaigniers, la structure aérée, possède également un grand espace dédié au sport, en plus d’un grand parking.

Des sportifs peuvent y trouver refuge à l’occasion d’événements tels les marathons ou les randonnées à travers la montagne. La salle omnisports exploitée l’an dernier lors d’un stage par les handballeurs de la JSK, se trouve à une centaine de mètres en contrebas.

Les hôtes qui repartent satisfaits des conditions d’accueil ne manquent pas de faire l’éloge de la région et de l’auberge de jeunesse auprès de leurs amis et proches qui viennent à leur tour découvrir cette partie de la Kabylie, peu connue.

La vue sur le Djurdjura et sur un large paysage, à partir de cette altitude (1200m), subjugue les amoureux de la nature particulièrement lorsque la neige recouvre la région. Par beau temps, des familles viennent passer leur week-end à l’auberge où elles trouvent un repos loin des bruits de la ville et respirer un air pur, dénué de toute pollution.

La directrice mue par l’hospitalité de la région nous dit: «Nous recevons des touristes qui viennent de toutes les régions d’Algérie. Les gens nous connaissent maintenant grâce aux sportifs qui ont participé aux différentes manifestations qui se sont déroulées dans la région. Nous sommes partie prenante de tous les regroupements.

Nous avons reçu des randonneurs et des marathoniens en plus des groupes de touristes d’Annaba, Constantine, Tlemcen et autres, qui organisent des sorties vers Michelet. Nos clients, comme l’attestent leurs écrits sur notre registre de doléances, apprécient les conditions de leur séjour.

Ils profitent des visites organisées à Azrou N Thour, le lac noir et autres villages réputés les plus propres tels Zoubga, Takhlidjt, Boumessaoud et autres. Notons que tous les officiels (walis, ministres et autres), en visite dans la région, ne repartent pas sans avoir déjeuné à l’auberge.

Il faut dire que Michelet est resté longtemps ignoré des touristes pour le manque de structures d’accueil. Durant toute la période de la fermeture de l’hôtel du Djudjura, les visiteurs ne trouvaient ni hôtel ni restaurant convenable. Depuis son aménagement en auberge de jeunesse, les choses semblent avoir bien changé.

Les éventuels investisseurs ne manqueront pas de s’inspirer de cet exemple pour construire des structures d’accueil convenables et non des gargotes, pour recevoir des touristes locaux et étrangers.

A. O. T.