La défaillance des transporteurs encore et toujours

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Encore une autre fois, les citoyens de la commune de Boudjima passent un Aïd sans transport. Comme l’occasion est mise à profit pour rendre visite aux proches, le recours à ce moyen, surtout le deuxième jour, est massif. Mais hélas, comme à l’accoutumée et malgré les multiples requêtes, les transporteurs assurant la ligne Boudjima – Tizi Ouzou n’ont même pas assuré un service minimum. En effet, le deuxième jour de l’Aïd a été un calvaire pour les familles qui voulaient se déplacer pour rendre visite à leurs proches.

Hormis les lignes inter- villages assurées par des clandestins, aucune trace d’un fourgon ou d’un bus pour assurer la liaison avec la gare intermédiaire de Boukhalfa.

Au niveau de cette même gare, faisant liaison avec la ville de Tizi-Ouzou, où les bus de l’ETUSTO assurent un service minimum avec un seul privé, les arrêts réservés à Boudjima étaient vides. Les citoyens savaient très bien qu’ils n’ont rien à espérer de leurs transporteurs. C’est pourquoi, on les voyait recourir aux fourgons des communes voisines, comme Makouda, Tigzirt et Mizrana, pour aller avec escales vers leur destination.

Interrogés, les voyageurs étaient unanimes à dire que les transporteurs de la commune de Boudjima n’ont aucun professionnalisme. En ces jours de l’Aïd, où les citoyens utilisent massivement le transport, ils utilisent leurs véhicules pour le transport de leurs familles, au lieu de rester à la disposition du public, ce qui est de leur devoir. Sur la route, beaucoup de transporteurs circulaient avec sur leur pare-brise des pancartes où était écrit «Réservé», comme s’ils voulaient narguer les voyageurs qui s’entassaient dans les arrêts.

A vrai dire, ce phénomène se répète chaque année et à chaque occasion. Pour beaucoup de personnes interrogées, avant-hier, à la gare intermédiaire de Boukhalfa, les responsables de la Direction du transport ne font pas leur travail. C’est à eux de contraindre les transporteurs à assurer un service minimum.

Les moyens existent et les voyageurs, en proposent plusieurs. Pour eux, les services de transport, dont les agents sont présents au niveau des gares, ont la liste des transporteurs, lesquels doivent être désignés à tour de rôle pour assurer un service minimum. Mais d’ici là, il faudra expliquer ce qu’est un transport public. Pour le moment, les transporteurs ne comprennent que la signification des droits pour lesquels ils font des grèves interminables. Les devoirs, ils les ignorent royalement.

Kamel B.

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