Dans un rassemblement tenu, hier matin, à la placette de la gare routière d’Amizour, des associations culturelles locales ainsi que le Comité citoyen ont dénoncé énergiquement et d’une façon globale, la façon avec laquelle est gérée leur localité mais surtout les dossiers chauds. A titre d’exemple, il a été question du Centre culturel communal, devenu un point de discorde entre le mouvement associatif local et l’APC qui, selon les protestataires, exige des demandes, au préalable, pour l’utilisation de cet espace, ce que les associations, surtout celles à vocation culturelle et artistique, rejettent.
Elles ont à cet effet réclamé que la demande ne soit qu’à titre indicatif et que le centre ouvre ses portes à toutes les associations locales travaillant pour la promotion de la culture. Le logement social figurait aussi au centre des revendications du Comité citoyen, qui n’a pas mâché ses mots pour dénoncer le chef de daïra d’Amizour et le P/APC, lesquels se rejettent la balle concernant le retard accusé dans la distribution des logements tant attendus. En outre, les organisateurs de ce rassemblement n’ont pas omis de dénoncer ce qu’ils qualifient de «mafia foncière», tout en exhortant les autorités locales à faire preuve de plus de transparence en la matière pour une utilisation foncière équitable et dans l’intérêt général.
Ils ont cité, dans ce sillage, le cas du Centre anti-cancer (CAC), dont l’implantation est prévue au niveau de leur commune mais dont les travaux n’ont pas encore été entamés à cause à l’opposition du propriétaire de l’assiette retenue. Le Collectif citoyen de Amizour a endossé cet état de fait aux autorités locales, «qui n’ont rien fait dès le début, afin d’éviter ce blocage pour que ce centre soit réalisé dans les délais requis». En somme, les points soulevés, lors de ce rassemblement, ne représentent qu’un échantillon de la gestion locale, loin de répondre aux aspirations des citoyens, sachant que ce sont ces mêmes citoyens qui ont choisi ceux qui se trouvent, aujourd’hui, à la tête de leurs exécutifs et Assemblées.
N. T.
