La Dépêche de Kabylie : Avez-vous pris des mesures pour assurer la continuité du service pendant les jours de l’Aïd ?
Kada Adjabi : Absolument ! La continuité du service est assurée et aucune pénurie ou rareté ne se produira. Nous avons à cet effet réquisitionné 4 302 commerçants à travers le territoire de la wilaya. Tous les produits seront disponibles à commencer par le lait, le pain, les fruits et les légumes. Pour le lait en sachet, nous avons réquisitionné les trois laiteries les plus importantes de la wilaya. Pour le pain, 192 boulangers sont instruits de travailler durant les jours de l’Aïd. Les cinq minoteries de la wilaya vont aussi travailler en plus de nombreux autres commerçants, notamment l’alimentation générale, les vendeurs de fruits et de légumes. Cette année, il y a aussi une nouvelle application que le client peut à tout moment consulter sur le net pour savoir quel commerce est ouvert et quels sont les prix des produits de consommation, rien n’est laissé au hasard. L’application Aswak.dz donnera tous les renseignements nécessaires à nos citoyens. Cela nous permettra aussi de contrôler et d’avoir tout à l’œil.
Que risquent les commerçants qui ne respecteraient pas la réquisition ?
J’espère qu’on ne va pas en arriver là, mais s’il y a des commerçants qui ne répondent pas à la réquisition officielle, la loi est claire et s’appliquera à tout le monde, une fermeture d’un mois assortie d’une amende allant de 30 000 à 200 000 DA. Nous serons intraitables là-dessus.
À l’approche de l’Aïd, il y a une subite envolée des prix à travers les marchés de Tizi-Ouzou. Pourquoi ?
C’est normal puisque nous ne sommes pas une wilaya productrice. Nous recevons tout des autres wilayas. Le seul marché de gros de Tizi-Ouzou est approvisionné à partir de Biskra, Blida et M’Sila. Ces jours-ci, il n’y a que Blida qui approvisionne notre marché de gros, donc l’offre a baissé quelque peu, ajoutez à cela la forte demande notamment à cause de l’Aïd et la forte rentrée de nos émigrés. Du coup, les prix ont augmenté mais la stabilité et l’accalmie reviendront une fois la fête terminée. De toutes les manières, nos éléments sont sur le terrain pour le contrôle et le suivi. Quant aux prix, ils répondent à la loi de l’offre et de la demande, nous ne pouvons pas intervenir, c’est l’économie du marché.
À Tizi-Ouzou, les trottoirs sont squattés par les commerçants et la ville dort dès 19 heures. Y a-t-il des initiatives pour donner plus de vie et d’attrait à la cité en nocturne ?
S’agissant du squat des trottoirs, il n’est pas de notre ressort pour intervenir. C’est aux autorités communales et au service de sécurité d’intervenir. Concernant le second volet de votre question, c’est malheureusement vrai. L’activité s’arrête à partir de 19 heures. Ce n’est pas à la direction du commerce qu’échoit ce rôle d’inciter et d’obliger les commerçants à ouvrir la nuit. Notre mission se limite au contrôle et à l’organisation du commerce. Cela dit, je saisis l’occasion pour souhaiter bonne fête à tous les Algériens et à tous les musulmans du monde.
Propos recueillis par H. T.

