Le village Ath Hamdoune, situé à 10 km en aval du chef-lieu municipal d’Aghbalou, est confronté depuis des mois à une pénurie chronique de l’eau potable sur les réseaux de distribution. L’eau potable est devenue rare dans ce village, et une pénurie du liquide précieux s’y est carrément installée au grand dam des quelque 5000 habitants qui ne savent plus à quelle porte frapper pour que soit réglé ce lancinant problème qui leur mène la vie dure.
Alimenté en eau à partir d’un forage situé dans la localité de Toghza située, elle, dans la commune de Chorfa, le village n’arrive plus à étancher sa soif à cause de l’insuffisance des équipements et autres ouvrages hydrauliques. À ce problème vient se greffer les pannes récurrentes tant des appareils hydroélectriques (pompes, armoires électriques) que des conduites de transport AEP. Des pannes dont la prise en charge prend plusieurs jours voire des semaines avant d’être réparées et ce, en raison des faibles moyens humains et matériels dédiés à l’entretien du réseau AEP des villages de la commune.
Les quelques sources d’eau et les fontaines du village sont loin de satisfaire une demande en nette croissance en cette denrée vitale. L’éloignement du forage situé à Toghza à quelque 15 kms en aval, et la puissance limitée de la station de reprise sont entre autres les causes de cette pénurie de l’eau potable enregistrée depuis des mois. Des centaines de foyers attendent donc à être alimentés régulièrement en cette denrée mais cela reste tributaire du renforcement en ouvrages hydrauliques et la diversification des sources d’eau pour pouvoir satisfaire tout un village perché à près de 700 mètres d’altitude.
Il existe également un autre problème de taille qui engendre cette situation délétère faite de rareté chronique d’eau potable laquelle a trait aux fuites d’eau sur le réseau d’alimentation. Des quantités de cette ressource se perdent dans la nature à cause de la vétusté de certaines conduites. En conséquence à cette situation peu amène, les habitants se voient contraints de mettre la main à la poche afin d’acheter l’eau des citernes en payant rubis sur ongle 1200 da le remplissage. « La situation dans notre village est devenue intenable et ce, à cause de la pénurie de l’eau potable.
On est obligés d’aller chercher l’eau dans des localités souvent lointaines pour étancher notre soif. Ce problème qui dure depuis des années doit être solutionné pour le bien de notre village », estime un habitant désabusé d’Ath Hamdoune. Il est utile de noter qu’au début du mois de septembre dernier, des milliers de foyers sis dans la partie sud de la commune, notamment des villages Bahalil, Ath Hamdoune, Amouche, Amoura, Houari et de la périphérie sud du chef-lieu communal ont été privés d’eau potable des jours durant en raison des avaries survenue sur la conduite de transport et des équipements électriques du réseau AEP des sept villages.
Y. S.

