Il a suffi de quelques jours de soleil pour que les plages de Béjaïa se réveillent d’un sommeil hivernal profond. Les lieux passent désormais pour sites privilégiés pour la promenade.
Le week-end dernier, c’est un véritable rush qu’a connu la plage El Djabia, dans la commune de Boukhlifa, le week-end passé, à l’instar de tout le littoral béjaoui où toutes les tranches d’âge, des familles entières, des couples, ou des groupes d’amis se sont retrouvés pour passer des moments de détente.
Outre le bleu de la mer, un vaste champ verdâtre entourant la bande sablonneuse offre des choix aux promeneurs qui, pour des parties de foot qui pour des pique-niques familiales, savourent en pleine nature des plats préparés pour la circonstance.
D’autres par contre ont préféré enjamber la plage pour des marches pédestres, histoire de casser la sédentarité et la nonchalance opposée par le froid. Les plus romantiques, eux, choisissent de rester au bord de la mer écouter la mélodie des vagues et contempler l’horizon bleu qui envoie ses odeurs marines et sa brise rafraîchissante.
«Nous sommes venus des hautes montagnes de l’Akfadou. Nous avons la nostalgie de la mer, loin des crêtes couvertes de neige. Nous sommes venus avec nos enfants et ce sont vraiment des moments de détente, de repos total que nous offre la mer même en hiver.
Cela nous permet de recharger les batteries», se sont les propos de deux jeunes amis, accompagnant leurs enfants à cet endroit. Un autre quinquagénaire citadin, les cheveux gris, qui tente tant bien que mal de jouer au ballon avec son fils pour lui faire plaisir, avoue pour sa part que la plage est un meilleur endroit pour oublier le brouhaha de la ville et sa pollution.
Des couples de jeunes aussi trouvent que la plage en ces temps de soleil d’hiver est un endroit à visiter, surtout que la présence nombreuse des familles rassure plus d’un, car il s’agit d’un indicateur fiable de sécurité et de quiétude.
Encouragés par le soleil qui donne l’allure d’une saison printanière, ces gens sont venus des quatre coins de la wilaya, parmi eux les amateurs de la pèche à la ligne qui profitent d’un double plaisir, passer le temps au bord de la mer et pourquoi pas ne pas rentrer avec quelques pièces de poisson.
À vrai dire, et loin des encombrements que connait le littoral en période estivale, le moment est propice, la route est néanmoins fluide et surtout l’accès aux plages est libre et gratuit. Le seul point noir qui reste ancré dans nos habitudes est ce problème d’ordures que ces visiteurs laissent sur place pour polluer encore ces petits paradis qui nous offrent un havre de paix et un repos moral et physique.
Nadir Touati

