Draâ El-Mizan – La pomme de terre à 25 dinars

Si les prix des fruits et légumes continuent à flamber à quelques jours du mois de Ramadhan, la pomme de terre est le seul produit abordable pour le moment. En effet, pratiquement, tous les revendeurs installés aux abords des grands axes routiers de la région (RN 30, 25 et 68) l’exposent au prix de 25 dinars le kilo. « Ce sont des tonnes de pomme de terre qui ont été déstockées en prévision du mois sacré. Par ailleurs, il y a aussi la production qui se fait dans certaines régions. Son prix pourra descendre », nous dira un grossiste en fruits et légumes.

Cependant, constate-t-on, certains marchands de fruits et légumes l’affichent toujours à cinquante dinars. « C’est de la pomme de terre fraîche. On ne peut la vendre moins. Déjà au prix du gros, elle est à quarante dinars », expliquera l’un de ces marchands. Pour cette occasion, nous avons aussi relevé que les prix des autres produits sont nettement en hausse. On citera la tomate cédée entre 100 dinars et 140 dinars, le poivron à 160 dinars voire plus sur certains étals, la betterave à 100 dinars, les petits-pois entre 140 dinars et 180 dinars et la liste est longue. Quant aux fruits, ils sont inabordables.

La pastèque oscille toujours entre 100 dinars et 120 dinars le kilo, les nèfles à 300 dinars, la pomme locale à 350 dinars voire plus… Par ailleurs, il est à signaler qu’à quelques jours du mois sacré, la pénurie de lait en sachet a refait surface. D’ailleurs, ce produit se donne déjà sous le manteau.  » Le livreur ne me sert qu’environ 300 sachets tous les trois jours.

Il m’est impossible de servir toute ma clientèle. Donc, je dois faire des calculs en leur donnant que deux sachets à chaque livraison. Vraiment, nous sommes face à un grand problème et on ne cesse de réclamer un quota plus important, en vain », nous confiera un commerçant en alimentation générale au Lotissement nord qui compte plus de deux cents habitations. Enfin, il est à souligner que comme chaque jour, la viande relève toujours du luxe. Les prix sont exorbitants d’autant plus que même celle congelée est inabordable avec les nouvelles taxes imposées aux importateurs. On peut dire que les consommateurs se contenteront de la viande blanche. Pour le moment, le prix du poulet vivant reste à la portée de la classe moyenne.

Il est fixé entre 210 et 230 dinars chez les revendeurs qui s’installent aux abords des routes nationales. « Je ne crois pas que son prix va augmenter. Ils sont nombreux ceux qui ont investi dans cette filière. Peut-être même qu’il va baisser dans les prochains jours », estimera l’un de ces revendeurs que nous avons approché à ce sujet. Cela étant, le citoyen se prépare à une saignée durant ce mois si les mesures annoncées par le ministère du commerce ne sont pas mises en œuvre notamment en ce qui concerne les produits de base et surtout l’application des prix et la marge bénéficiaire fixée pour certains produits.

Amar Ouramdane