La tension ne baisse pas

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Le conflit opposant depuis plus d’un mois le ministère de l’Éducation nationale et la coordination des enseignants du primaire s’enlise et se complique davantage. En effet, la tension ne baisse pas chez les enseignants du primaire. Bien au contraire, elle ne fait que s’amplifier. Hier encore, les cours ont été perturbés dans plusieurs établissements primaires, suite à un mot d’ordre de grève de trois jours par semaine lancé par la coordination des enseignants du primaire.

N’ayant reçu aucun écho de la part de la tutelle, les instituteurs ont brandi la menace d’aller vers une grève illimitée ainsi que de boycotter les compositions du premier trimestre. Cependant, plusieurs rassemblements de protestation ont été tenus hier devant les directions de l’éducation nationale, à travers tout le territoire national. À Alger centre, des dizaines d’enseignants du primaire se sont rassemblés devant l’annexe du ministère de l’Éducation nationale, aux Annassers. Ces protestataires ont, lors de ce rassemblement, dénoncé « la fermeture des portes de dialogue avec le ministère de l’Éducation nationale ».

C’est pourquoi les enseignants ont opté pour la poursuite de leur grève aujourd’hui et demain. Toutefois, ces protestataires ont réitéré leurs attachement à leurs revendications, qui tournent autour de «la modification du statut particulier de sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base, la diminution du volume horaire des instituteurs par rapport à leurs collègues du moyen et secondaire, l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance en 2014, la création de nouvelles grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport)».

Ces derniers demandent également la révision des programmes pédagogiques pour, notamment, alléger le poids des cartables et la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays. «La restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions», figurent également dans la plate-forme de revendications de ces protestataires.

L. O. CH.

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