«L’accompagnement de la femme est une priorité !»

L’accompagnement de la femme a été le sujet d’une journée organisée au niveau de la Maison de la Culture Ali Zamoum de Bouira par l’école de formation Salima Yaâla, en présence des cadres de la direction de la Formation professionnelle et des représentants des différents organismes de soutien tel Ansej, Angem et la Cnac, qui ont expliqué les modalités et les démarches à effectuer afin de bénéficier de ces aides suite à une formation diplômante.

Ainsi, plusieurs dizaines de stagiaires de cette école de formation privée ont découvert tout au long de cette journée les mécanismes inhérents à la prise en charge de la réalisation de leurs projets. De Tizi-Ouzou, de Tébessa, de Boumerdès ou de Touggourt, les jeunes stagiaires se sont montrées très attentives tout au long des différentes interventions au cours desquelles les interrogations ont porté sur certaines failles comme le niveau d’étude requis avant de pouvoir prétendre à une formation spécifique.

«Pour les personnes n’ayant pas atteint un certain niveau scolaire, il est parfois difficile d’accéder à une formation pour laquelle le niveau est exigé. Cependant, nous ne faisons qu’appliquer les directives de notre ministère», répondra Mme Saighi, la représentante du directeur de la Formation professionnelle.

D’autres jeunes filles déplorent le fait qu’une fois le diplôme obtenu, comme pour la restauration collective, les postes d’emploi proposés reviennent souvent aux hommes notamment dans le catering au sud du pays. Une réalité qui empêche ces jeunes filles d’évoluer dans un monde masculin, à cause de mentalités ne permettant pas à la gent féminine de côtoyer les hommes.

Pourtant, le directeur pédagogique de l’école de Salima Yaâla s’est félicité qu’après 10 années d’expérience, cet établissement ait réussi le challenge de former ‘’ des centaines et des centaines ‘’ de filles et de femmes au foyer qui, aujourd’hui, exercent dans l’activité pour laquelle elles ont bénéficié de formations. «Plus de 95% des formations ont été assurées au profit des femmes au foyer qui ont développé par la suite leurs activités en engendrant des rentes.

De même, Mme Yaâla a assuré la formation de femmes aux besoins spécifiques de manière bénévole et le P/APW de Bouira leur a par la suite fourni le matériel afin qu’elles exercent à leurs comptes. Tout cela grâce à l’abnégation de la présidente de l’Union Générale des Handicapés Moteurs de la wilaya de Bouira, en la présence de Mme Larifi Naima», estime le directeur pédagogique de cette école.

Pour sa part, Mme Saighi, la représentante du directeur de la Formation professionnelle démontrera l’impacte de la formation professionnelle pour acquérir un métier, notamment auprès de la femme rurale, travail entamé depuis plus de 10 par Mme Ghezlane, membre de l’APW et néanmoins ancienne cadre dans le secteur de la formation professionnelle.

«Nous sommes aujourd’hui présents à cette conférence sur la femme et son accompagnement pour qu’elle arrive à monter son propre projet. L’important et qu’elle dispose des capacités pour produire dans la formation dont elle a bénéficié. Depuis 2009, les spécialités proposées dans les postes pédagogiques ont permis à ce dispositif d’accompagner la femme dans la création de son projet.

Pour le secteur de la formation professionnelle, les offres de formation faites à raison de deux fois par an et la part du lion de ce quota revient à la femme au foyer et à la femme rurale avec 1000 postes pédagogique de formation. Ce chiffre est important par rapport à d’autres wilayas. L’accompagnement de la femme est une priorité !», indiquera Mme Saighi.

Le rôle de la formation professionnelle aussi bien dans le secteur public que privé n’est plus à démontrer et Mme Yaâla, dont la réputation a dépassé les frontières, peut se targuer d’avoir eu un parcours atypique tout en demeurant un modèle de réussite flagrant. En effet, à ses touts débuts, c’est grâce à un crédit Angem qu’elle a réussi à monter son école qui, peu à peu, est devenue une référence en matière de formation.

H. B.