Le calvaire des retraités !

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L’agence locale BADR (Banque de l’agriculture et du développement rural) de la commune de M’Chedallah, qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive par le passé, renoue avec les interminables files d’attente.

Ceux qui en bavent le plus ce sont les retraités d’Europe, et plus particulièrement de France, qui perçoivent leurs mensualités en devises dans cette agence. En effet, et à chaque échéancier qui débute le 20 de chaque mois et durant une dizaine de jours, du matin jusqu’au soir, des centaines de retraités s’agglutinent quotidiennement devant cette banque, en occupant la chaussée de la rue où se situe le siège de cette banque.

La majorité de ces malheureux clients de la BADR, étant âgés avec des maladies chroniques s’affalent sur les escaliers mitoyens ou sur les bordures de cette rue qui longe l’agence. Ils restent ainsi directement exposés aux dards d’un soleil mordant ou les affres du verglas en hiver. C’est une lamentable situation qui perdure depuis l’ouverture de cette succursale, et ce, bien qu’elle ait bénéficié d’une opération d’extension. Le sous-sol mitoyen, auparavant occupé par la SUC et la SLEP, a été cédé et réaménagé en bureaux au profit de cette banque. Malheureusement, aucun changement n’est constaté après cette extension suivie d’une opération de réaménagement intérieur. En effet, cette agence ne dispose toujours pas d’une salle d’attente ou même de sanitaires pour les clients.

Ces vieillards malades, affaiblis par le poids de l’âge, se retrouvent chaque mois livrés à eux-mêmes et aux affres climatiques. L’agent de service nous informe que durant toute cette période, ce ne sont pas moins de 100 tickets qui sont quotidiennement distribués. Les retraités tiennent un autre son de cloche et affirment que le premier des clients qui arrive sur les lieux tient une liste où sont cochés les noms des pensionnaires, selon l’ordre d’arrivée. Cette liste est ensuite remise à l’ appariteur. Aami Said, un retraité de Raffour, dira que pour passer durant les premières heures d’ouverture des guichets, il faut arriver devant la porte à 04 h du matin et attendre l’ouverture de cette agence. Cette situation dénoncée à plusieurs reprises dans ces mêmes colonnes, a conduit ces malheureux à des actions de protestation les années passées qui ont eu pour conséquence la fermeture de l’entrée principale à l’aide de cadenas.

Oulaid Soualah

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