Aïn El Hammam – Le chantier de la daïra piétine

Lancé depuis près de dix ans, le chantier de la nouvelle daïra d’Aïn El-Hammam n’a toujours pas vu le bout du tunnel. «Il fait maintenant partie du décor. Pourvu qu’il ne dure pas autant que la polyclinique, dont la construction a pris… 40 ans», ont ironisé des passants, qui ont rappelé qu’«à cet endroit, se trouvait l’ex-siège de la Gendarmerie nationale qui l’avait hérité de la colonisation. On avait démoli un bijou architectural pour, au final, entamer une construction, dont les travaux semblent inscrits dans la durée. Pourtant, à l’époque, les responsables avaient affirmé que le projet était retenu dans l’urgence, vu l’état dégradé du siège de la daïra actuelle.

Vétuste, il n’a cessé d’être rafistolé, au fil des ans. Mais, force est de constater que la bâtisse, un ancien quartier général de l’armée française, a fini par subir les affres du temps et ne plus convenir à l’institution. Malgré ça, le chantier de la nouvelle bâtisse en projet, qui avance toujours au ralenti, semble ces derniers jours carrément déserté par les employés. En effet, il est rare d’y apercevoir un ou deux manœuvres, en train de travailler. Le crépi commence à tomber, en plusieurs endroits. Faudrait-il le refaire avant la livraison du chantier ? Quant aux vitres des fenêtres, cassées par des vandales, elles attendent toujours d’être réparées. Les plafonds visibles de l’extérieur ne sont pas encore enduits de plâtres. Pour ce qui est de la peinture, il faudra sans doute attendre encore. Le portail d’entrée est constamment fermé. Pendant ce temps, les travailleurs et autres fonctionnaires continuent d’exercer dans des conditions loin d’être agréables, dans l’ancienne infrastructure.

A. O. T.