Le débrayage diversement suivi

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L’intersyndicale de l’éducation nationale a entamé, hier, sa grève nationale de deux jours. En effet, les six syndicats du secteur (Cela, Cnapeste, Satef, Snapest, Snte, Unpef) sont passés, hier, à l’action dans l’objectif de faire valoir leurs revendications.

Joint par nos soins, le chargé de communication de l’Unpef, Lamri Zougar, s’est félicité de l’adhésion des enseignants des trois paliers confondus (primaire, moyen et secondaire) à ce débrayage. «On s’attendait à une très grande mobilisation des enseignants en ce premier jour de débrayage, mais la ministre de l’Éducation a sommé les directeurs de l’éducation à instruire, à leur tour, les directeurs des établissements scolaires au niveau national pour empêcher les élèves de sortir des classes lors de la grève», a-t-il déploré.

«Pis encore, le ministère prévoit des sanctions sévères à l’encontre des directeurs des établissements scolaires qui ne respectent pas ces engagements, raison pour laquelle nous n’avons pas enregistré une très grande mobilisation des enseignants», a-t-il dénoncé, avant d’ajouter : «C’est une atteinte aux libertés syndicales». Selon lui, le taux de participation à ce débrayage varie d’une wilaya à une autre : «Il oscille entre 25 à plus de 60 %», a-t-il encore indiqué.

Néanmoins, ce syndicaliste s’attend à une plus forte mobilisation au deuxième jour du débrayage. Il y a lieu de souligner que les syndicats en question ont entamé leur grève après l’échec de leur réunion avec les représentants du ministère de l’Éducation nationale tenue la semaine passée.

Il est à rappeler que l’intersyndicale de l’Éducation nationale a recouru à la protesta pour dénoncer «la dégradation du pouvoir d’achat qui a affecté directement les travailleurs ainsi que les atteintes aux libertés syndicales». Aussi, ces syndicats veulent à travers leur mouvement de protestation «exiger une prise en charge réelle et effective de leurs doléances».

Celles-ci tournent autour de l’annulation de la réforme des retraites, la participation du syndicat à la préparation de la nouvelle loi de travail, la révision de la grille des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les travailleurs. Les syndicats de l’éducation réclament également l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 qui devait permettre le classement des enseignants détenteurs de licences ou de DEUA dans la catégorie 12 de la grille indiciaire des salaires au lieu de la 11 actuellement. Ils exigent également la révision du statut particulier des travailleurs du secteur et la levée des entraves aux libertés syndicales.

L. O. CH.

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