Les fonctionnaires ATS de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, affiliés au syndicat SNAPAP, ont observé, hier, un sit-in devant le rectorat, pour «exiger le versement de leur prime de rendement et dénoncer le blocage des œuvres sociales». «Les fonctionnaires ATS de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou n’ont pas perçu leur prime de rendement du dernier trimestre 2018», a-t-on appris en effet du coordinateur du SNAPAP de l’université de Tizi-Ouzou, initiateur de la grève. «Les fonctionnaires demandent que cette prime, qui est leur droit absolu, soit versée et qu’on nous éloigne des conflits qui ne nous concernent pas», dira M. Belaid Ali. À propos du deuxième point, le blocage des œuvres sociales, il explique : «C’est un problème qui persiste depuis quelques temps déjà, malgré les efforts consentis par le syndicat pour le régler.
Il a trop duré». «Nous avons appelé à une assemblée générale en date du 15 mai, la commission des œuvres sociales élue a refusé de tenir une assemblée pour présenter son programme alors qu’elle s’était engagée à le faire», regrette le syndicaliste. «Ils refusent tout dialogue avec le syndicat,» ajoute-t-il. «La seule action qu’ils ont faite, c’est la distribution de bons d’achats pour le mois de carême. Ça a provoqué une polémique suite à la baisse du montant de 9 000 DA à 7 000DA. Les fonctionnaires attendaient une augmentation. Finalement, on a eu le contraire», affirme-t-il. Le responsable du syndicat charge la commission des œuvres universitaires élue et l’accuse de ne pas tenir ses promesses. «Tout a été gelé après cela.
Ils n’ont pas tenu leurs promesses par rapport au programme de vacances ni d’ailleurs pour les primes de départ à la retraite. Dans leur programme, la prime est augmentée au double, alors que d’après leur budget c’est irréalisable», dénonce-t-il. Le syndicat regrette en outre la sourde oreille à laquelle ils sont confrontés, situation qui, dira notre interlocuteur, «accentue le problème et le fait perdurer jusqu’à atteindre ce stade du blocage total». M. Belaid fait savoir que «le président de la structure de la gestion des œuvres sociales a déposé sa démission il y a de cela quelques mois. Quant à la commission qui a annoncé la grève apparemment hier, elle a décidé de faire une démission collective.
Il y a même un communiqué dans ce sens et je prends ça comme une insulte. Ils ont semé le chaos et ils vont partir. Je pense à l’équipe qui va venir et qui fera face à cette situation infernale». Les fonctionnaires ATS de l’université de Tizi-Ouzou envisagent par ailleurs un autre sit-in, aujourd’hui, devant le siège des œuvres sociales universitaires, pour solliciter l’intervention de ses responsables et faire la médiation entre la structure de gestion et la commission élue. L’objectif du sit-in d’hier était de «solliciter l’intervention de l’administration de l’université pour trouver une issue à la crise», a-t-on indiqué.
H. K.

