Le projet d’un groupe scolaire dans l’impasse

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Une infrastructure pédagogique, en l’occurrence un groupe scolaire, dédiée à l’enseignement du cycle primaire, est inscrite depuis de longues années au profit du village Aguemoune, commune d’Aokas. Aussi, toute la procédure relative à l’étude technique du projet, l’élaboration du cahier des charges, de même que les consultations a été menée à bon port, apprend-on. L’infrastructure a même étrenné sa phase de réalisation, avant que les travaux soient stoppés net suite à des oppositions des services de l’agriculture et des forêts. «L’assiette de terrain sur laquelle est envisagé l’équipement public relève du domaine privé de l’Etat.

Son usage à des fins urbanistiques est subordonné à sa distraction au profit du maître de l’ouvrage. Ce transfert est du ressort exclusif des services du ministère», informe un responsable du service des forêts pour justifier le refus de l’administration. Du côté de la municipalité d’Aokas, on assure avoir fait des pieds et des mains pour obtenir la relance du projet, sans y parvenir. «Nous avons sollicité toutes les parties concernées pour tenter de trouver un terrain d’entente, mais certaines positions restent inflexibles», dira un membre de l’exécutif communal. Pour leur part, des parents d’élèves d’Aguemoune se disent carrément horripilés par ce blocage, qui cause un sérieux préjudice à leurs enfants.

«Les différents services de l’Etat doivent accorder leurs violons et coordonner leurs efforts pour ne pas prendre en otage l’avenir de nos enfants», plaide un parent dont l’enfant est scolarisé à l’école primaire du village Ighil Isli. «Nous ne savons plus où donner de la tête. Devons-nous travailler pour faire vivre nos familles ou accompagner tous les jours nos enfants à l’école de Tala Khaled, Turkine, ou de Bakaro dans la commune de Tichy», ajoutera, désemparé, un parent d’élève.

Nacer M.

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